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Covid-19 : le variant brésilien inquiète les autorités sanitaires françaises

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Par , France Bleu

Le variant brésilien représente moins de 1% des cas en France mais sa propagation et ses conséquences, au Brésil notamment, préoccupent de plus en plus les autorités sanitaires françaises alors que les vols entre nos deux pays n'ont pas été suspendus.

Photo d'illustration de vaccin contre le Covid-19
Photo d'illustration de vaccin contre le Covid-19 © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

Plus la situation s'aggrave au Brésil, plus le variant brésilien, appelé P1, inquiète les autorités sanitaires françaises. Il ne représente que 1% des cas de contamination en France, selon les derniers chiffres de Santé publique France mis à jour le 8 avril dernier, mais il est considéré comme "préoccupant" pour plusieurs raisons. 

D'abord, il semble plus contagieux que la souche initiale du Covid-19, voire plus contagieux que le variant britannique. Ensuite, et surtout, il apparaît comme présentant "un impact sur l'échappement immunitaire post-infection et post vaccinal". En d'autres termes, il se peut qu'il soit plus résistant aux vaccins comme aux anticorps conférés par une première infection, ce qui rendrait la campagne vaccinale caduque et les risques de réinfections importants.

Un variant hors de contrôle au Brésil

Si les données scientifiques dont on dispose à ce stade ne sont pas très encourageantes, les faits sont encore plus pessimistes. Le Brésil, où le variant brésilien est largement implanté, a enregistré la semaine dernière un record de 4 000 décès en une seule journée et plus de 66 500 morts pour le seul mois de mars. 

Par ailleurs, la majorité des Brésiliens souffrant du Covid-19 en soins intensifs ont désormais moins de 40 ans, a révélé ce dimanche le coordinateur d'une étude de l'Association brésilienne des soins intensifs (AMIB). Selon cette même étude, le variant brésilien pourrait entraîner des formes plus graves du Covid-19.

Suspendre les liaisons aériennes ?

Face à cette situation, plusieurs scientifiques appellent, sinon à fermer les lignes aériennes avec le Brésil, au moins à durcir les conditions d'entrée sur le sol français. Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué aux Transports, estime sur LCI qu'il y a 350 voyageurs en provenance du Brésil qui arrivent chaque semaine en France, contre 50 000 personnes avant la pandémie. "Le Brésilien qui rentre a un motif impérieux, un test PCR négatif et possiblement un test antigénique à l'arrivée", assure-t-il. Par ailleurs, le ministre révoque l'idée de suspendre les lignes aérienne. "Une question de droit", dit-il, car le "Conseil d'État dit que les ressortissants français et les résidents en France, au nom de la liberté de circulation, doivent pouvoir continuer à venir".

Selon Rémi Salomon, interrogé par France Inter, président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, il faut au moins "prendre le maximum de mesures pour limiter son arrivée en Europe". Il précise que des mesures à l'échelle de la France "n'auraient pas de sens", en raison des circulations importantes des populations à l'intérieur de l'Europe. "La mesure la plus efficace, compte tenu du fait que les tests PCR peuvent être pris à défaut, c'est de _faire une quarantaine, un isolement d'une dizaine de jours à l'arrivée des voyageurs_". C'est ce qui se fait déjà au Royaume-Uni.

Des vaccins moins efficaces 

Enfin, l'autre levier serait d'adapter les vaccins qui perdent en efficacité face aux variants. On sait déjà que le vaccin AstraZeneca est moins efficace en présence du variant sud-africain. C'est la raison pour laquelle la Haute autorité de santé préconise de ne plus l'utiliser dans plusieurs départements de France dont la Moselle, où le variant sud-africain est actif à 35%. 

En revanche, on manque encore de données concernant le variant brésilien. Pfizer affirme de son côté que son vaccin conserve une efficacité "élevée" contre les variants actuels mais une efficacité inférieure par rapport à la souche initiale. Toutefois, la question d'une troisième dose est étudiée. D'autres laboratoires disent être capables de proposer de nouvelles formules, plus efficaces face aux mutations du virus. 

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