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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : les mesures de la "dernière chance" avant un éventuel reconfinement

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Par , France Bleu

Renforcement des gestes barrières, test négatif demandé aux frontières : le gouvernement prend de nouvelles mesures pour éviter une nouvelle vague épidémique de Covid-19, rendue plus dangereuse par ses variants, mais il n'exclut plus de décréter un troisième confinement en moins d'un an.

Le reconfinement fait désormais partie des hypothèses envisagées [photo d'illustration].
Le reconfinement fait désormais partie des hypothèses envisagées [photo d'illustration]. © Radio France - Richard Vivion

"L'hypothèse du confinement est de plus en plus probable", a déclaré ce vendredi 22 janvier à l'AFP une source gouvernementale, en citant des projections rendues publiques par l'Inserm et l'Institut Pasteur qui prévoient une hausse exponentielle de l'épidémie à cause de son variant anglais, plus contagieux. "Si on voit dans les jours à venir des effets positifs du couvre-feu à 18 heures, on se dira peut être qu'on a encore une ou deux semaines de marge de manœuvre. Mais ça nous semble peu probable que cela soit suffisant", a ajouté cette même source.

La veille, sur le plateau de TF1, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré vouloir "donner sa chance" au couvre-feu.

Si la situation épidémique semble s'être stabilisée, celle des hôpitaux reste tendue. Depuis cette semaine, le nombre d'admissions de patients atteints du virus est repassé au-dessus des 10.000 sur les sept derniers jours, pour un total de malades hospitalisés de 25.872 vendredi, dont 2.902 en réanimation. Des chiffres en lente progression. La France a encore compté 323 morts de patients Covid-19 à l'hôpital ce vendredi. 

Les yeux rivés sur la propagation des variants

"On est en fait dans la dernière chance", a résumé vendredi sur France Inter l'épidémiologiste de l'Institut Pasteur Arnaud Fontanet, jugeant que tout dépendrait de la propagation des variants, notamment le VOC 202012/01 qui a émergé au Royaume-Uni où il a provoqué une flambée épidémique avec un record à plus de 1.600 décès en un seul jour cette semaine.

Un variant qui, en plus d'être plus contagieux, pourrait être plus mortel a déclaré ce vendredi le Premier ministre britannique Boris Johnson : "Il semble également maintenant qu'il existe des preuves que le nouveau variant, le variant qui a été identifié pour la première fois à Londres, et dans le sud-est (de l'Angleterre), peut être lié à un degré plus élevé de mortalité." Pour les hommes âgés d'une soixantaine d'années, le risque de mortalité atteint 13 à 14 sur 1.000 avec le nouveau variant, contre 10 sur 1.000 avec la précédente forme de virus, a comparé le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, jugeant toutefois "qu'il y a beaucoup d'incertitude autour de ces chiffres".

Après une première cartographie la semaine dernière, selon laquelle 1,4% des cas de Covid sont issus du variant anglais, Santé publique France en prépare une seconde, qu'elle espère lancer "si possible la semaine prochaine", selon l'un de ses responsables, le Dr Bruno Coignard.

Renforcement des mesures barrière

Face à cette nouvelle forme plus contagieuse du virus, la France va exiger à partir de dimanche des voyageurs européens un test PCR négatif réalisé dans les 72 heures avant leur arrivée. Cette obligation ne s'appliquera pas aux travailleurs frontaliers ni au transport terrestre. La France reçoit "environ 62.000 personnes par semaine d'autres pays de l'Union européenne", a indiqué sur RTL le ministre délégué chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari. "C'est donc sur ces volumes-là que nous faisons porter ce dispositif de test PCR négatif".

Après une recommandation du Haut conseil de la santé publique (HCSP), le gouvernement appelle désormais aussi la population à bannir certains masques en tissus, dont ceux faits maison, jugés pas assez filtrants.

En revanche, l'Académie de médecine rejette cette mesure. Elle relève un "manque de preuve scientifique" et estime que "l'efficacité des masques grand public n'a jamais été prise en défaut dès lors qu'ils sont correctement portés". Elle doute également de l'idée d'étendre la distanciation physique de 1 à 2 mètres entre deux personnes, une "proposition défendable en théorie mais inapplicable en pratique".

Poursuivre la campagne de vaccination

Mais ce sont aussi les vaccins qui permettront de sortir de la crise. Selon le dernier décompte du ministère de la Santé, 823.567 personnes (résidents en Ehpad, plus de 75 ans en ville, professionnels de santé ou malades atteints de certaines pathologies) avaient reçu la première injection jeudi soir, contre 480.000 trois jours plus tôt.

Sur TF1, Olivier Véran a affiché une stratégie très ambitieuse : 70 millions de vaccinés fin août, soit la totalité de la population française. Un peu plus tôt, il s'était montré beaucoup plus prudent devant la commission des lois du Sénat en prévoyant que, "même avec la meilleure organisation et tous les approvisionnements qui arriveraient en temps et en heure, nous ne pourrions avoir vacciné tous les publics fragiles d'ici à l'été", soit 25 à 30 millions de personnes.

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