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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : les urgences du CHU de Limoges sous haute tension, la CFDT pousse un "cri d'alarme"

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Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Le CHU de Limoges sous haute tension. Alors que le Limousin a longtemps été épargné par la crise sanitaire, la montée épidémique se ressent fortement désormais. Et d'abord aux urgences où des tentes sont même utilisées sur le parking pour ouvrir des lits supplémentaires.

Ces tentes permettent de désengorger un peu les urgences en cas de pic d'affluence
Ces tentes permettent de désengorger un peu les urgences en cas de pic d'affluence © Radio France - Jérôme Ostermann

Le CHU de Limoges est sous tension en ces temps de Covid-19 et son variant anglais très contagieux. Si le Limousin était plutôt épargné depuis le début de la crise sanitaire, la pression épidémique y est beaucoup plus forte ces dernières semaines. Cela se ressent clairement à l'entrée des urgences. Avec une image forte. Deux tentes qui servent normalement au tri des patients covid et au stockage de matériel sur le parking. Elles sont désormais à disposition pour accueillir des lits supplémentaires. "Cette semaine, on bat des records d'affluence. La cocotte minute est prête à exploser. On vient de trouver 6 nouveaux lits à l'hôpital mais ils sont sur le parking", ironise amèrement David Bonnet, aide soignant et responsable CFDT au CHU de Limoges.

Certaines nuits, il y a plus de 40 personnes dans les couloirs 

Fort des témoignages de nombreux collègues, il dresse un tableau édifiant de la situation des urgences lors des pics d'affluence : "Quand vous avez sur le parking 6 personnes qui dorment dehors sous une toile de tente, ça veut dire qu'à l'intérieur, tout est saturé. La majeure partie des patients dorment dans la plus grande chambre de l'hôpital qui n'est autre que le couloir des urgences où il y a une promiscuité insupportable. Aucun geste barrière n'est observé. Les patients sont à touche touche. Sur certaines nuits, il y a plus de 40 personnes dans les couloirs où on fait tout. On fait la toilette, on sert les repas, on donne le bassin, on fait certains examens. Notamment les électrocardiogrammes qui normalement devraient être faits dans l'intimité. Ces examens là sont même parfois faits dans les WC pour qu'on trouve un peu d'intimité. Vous voyez où on en est arrivé". 

Le cri d'alarme de la CFDT

A écouter, le témoignage édifiant de David Bonnet qui a recueilli de nombreuses informations auprès de ses collègues

Exagéré ? Pas du tout rétorque très remontée Fabienne Deconchat, la responsable en Haute-Vienne de la section Santé Social de la CFDT, pourtant pas le syndicat le plus disposé à ruer dans les brancards : "Quand la CFDT commence à s'exprimer, ça veut dire que le feu, ça fait un moment que ça dure. Lors des instances, nos militants au niveau du CHU préviennent la direction. Jusqu'à maintenant, ils n'ont pas prêté attention à ce que l'on dit. Il va falloir qu'ils réagissent. Et vite ! C'est vrai qu'ils sont soumis aux missions qui leur sont confiées par le ministère de la Santé, mais là l'hôpital de Limoges est vraiment en sur-tension et ça ne pourra pas aller beaucoup plus loin." Un hôpital où le personnel se dit épuisé avec de plus en plus d'arrêts, notamment en service covid selon le syndicat.

Difficile d'arriver à assumer la Covid

Cette tente a déjà accueilli deux fois des patients des urgences
Cette tente a déjà accueilli deux fois des patients des urgences © Radio France - Jérôme Ostermann

Par la voix du Professeur Jean-Yves Salle, le président de la commission médicale d'établissement, la direction confirme que la période n'est pas facile à gérer : "C'est difficile d'arriver à assumer la Covid avec une situation épidémique importante. Avec aussi une affluence hors covid aux urgences qui est revenue au niveau d'avant l'épidémie en mars 2020. C'est une tension que nous vivons. C'est l'anticipation et l'adaptabilité qui sont les maîtres mots pour être en capacité d'essayer d'accueillir le moins mal nos patients. Tout en assurant au maximum la programmation." Sachant que cette dernière est mise à mal. Pour faire face en service covid, il y a souvent besoin de personnels d'autres services, avec dans ces derniers des fermetures de lit et en ce moment, environ 25% de déprogrammation. Pour les syndicats, tout cela est lié au Covid mais aussi aux politiques d'austérité de ces dernières années à l'hôpital public. 

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