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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : pour les personnes à risque, "c'est tout un monde qui s'est arrêté depuis un an"

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

L'objectif est de faire vacciner un million de personnes d'ici la fin du mois de janvier, a assuré ce mardi Olivier Véran devant les parlementaires. Le ministre de la Santé défend la stratégie vaccinale du gouvernement, mais pour les personnes à risque, ça ne va pas assez vite. Témoignages.

La vaccination n'est pas encore possible pour toutes les personnes à risque
La vaccination n'est pas encore possible pour toutes les personnes à risque © AFP - Nicolas Guyonnet

Auditionné ce mardi par les parlementaires, le ministre de la Santé Olivier Véran a défendu la stratégie vaccinale du gouvernement. Le gouvernement a indiqué souhaiter que 400.000 personnes soient vaccinées d'ici la fin de la semaine, un million d'ici la fin du mois de janvier. A partir de jeudi, les personnes âgées de 75 ans et plus pourront prendre rendez-vous pour se faire vacciner. Suivront celles âgées de 65 ans et plus atteintes d'une pathologie à risque. Pour les autres, il faudra patienter. En attendant de nouveaux stocks de vaccin. 

"A part le vaccin, je ne vois pas de sortie de secours"

Certains en ont marre d'attendre, et n'en peuvent plus de cette vie recluse depuis le début de la pandémie il y a un an. "Depuis le début, je tiens bon", témoigne Alain, à Locmaria-Plouzané dans le Finistère-nord. A 61 ans, Alain est obèse et souffre de diabète, il est une personne à risque. "On a de la chance en Bretagne d'être relativement épargnés, mais je m'interdis d'aller voir ma mère qui habite à Lyon" où la situation sanitaire est plus compliquée. "Ca fait un an que je n'ai pas vu ma mère parce que j'ai vraiment peur et je me dis que ce vaccin va peut-être permettre d'aller la voir enfin."

"C'est tout un monde qui s'est arrêté depuis un an, poursuit le cuisinier au chômage forcé. Il y a les petits-enfants à voir, ma fille que je vois très peu, il faut qu'on arrive à s'en sortir. Et aujourd'hui, à part le vaccin, je ne vois pas d'autre sortie de secours. Dès que je peux me faire vacciner, j'y vais. Je ne vais pas attendre, ça serait dommage d'avoir le Covid 15 jours avant de se faire vacciner."

"L'isolement commence à peser"

Une autre auditrice de France Bleu Breizh Izel attend le feu vert de l'Agence régionale de santé avec impatience. Elizabeth* a 62 ans et elle est en insuffisance respiratoire depuis six ans. Elle aussi risque sa vie si elle attrape le Covid. Alors, depuis un an, elle vit presque en recluse. "Je sors très très peu. Tous les actifs qui sont autour de moi évitent de venir. J'évite toutes les situations à risque : mes enfants ne sont venus qu'à Noël, après avoir fait un test PCR chacun, c'est mon mari qui fait toutes les courses, l'isolement commence à peser. C'est très difficile à vivre. J'aimerais bien pouvoir vivre normalement."

Et cette stratégie du gouvernement la met en colère. Elizabeth a les yeux rivés sur l'actualité pour connaître les dernières évolution du calendrier de vaccination. "A 65 ans plus une pathologie, j'aurais pu me faire vacciner, mais à 62 ans ça ne correspond pas. Dès que c'est possible je lève le doigt pour me faire vacciner."

*Le prénom a été modifié. 

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