Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 : un vétérinaire rejoint pour la première fois le Conseil scientifique

-
Par , France Bleu
France

Une infectiologue, une pédopsychiatre, un gériatre et pour la première fois un vétérinaire, en tout ce sont quatre experts qui rejoignent le Conseil scientifiques créé il y a presque un an pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Ils seront donc désormais 14 a faire partie du Conseil scientifique dirigé par Jean-François Delfraissy.
Ils seront donc désormais 14 a faire partie du Conseil scientifique dirigé par Jean-François Delfraissy. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Pour faire face à l'épidémie de coronavirus, un décret du 16 février 2021, publié au Journal officiel ce mercredi 17 février, indique que quatre nouvelles personnalités intègrent le comité de scientifiques constitué au titre de l'état d'urgence sanitaire. Il s'agit de l'infectiologue Catherine Chirouze, la pédopsychiatre Angele Consoli, le gériatre Olivier Guérin et le vétérinaire Thierry Lefrançois. Tous les quatre s'ajoutent donc au dix scientifiques déjà membres du conseil  dont Jean-François Delfraissy, le président.

"Un pont avec la profession"

Alors qu'il est le premier vétérinaire à intégrer le conseil scientifique, Thierry Lefrançois se voit comme "un pont avec la profession". Invité ce jeudi 18 février sur franceinfo, le nouveau membre du conseil scientifique, également membre de recherche au CIRAD (le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) trouve "logique" d'impliquer les professionnels de la santé animale qui travaillent sur les "zoonoses" (c'est maladie transmises de l'animal à l'homme) à la gestion de crise. "Il faut rappeler que la Covid-19 est une maladie émergente humaine d'origine animale, comme la plupart des maladies émergentes [...] C'est donc bien une personne qui connaît le monde vétérinaire qui va pouvoir faire le lien avec les organismes de recherche [...] apporter la bonne expertise et l'ensemble de ses compétences et connaissances."

Les vétérinaires mobilisés dans la lutte contre le virus

Ce dernier est un "spécialiste des approches intégrées et des réseaux de santé au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement", selon un communiqué du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Dans ce communiqué, le ministre Julien Denormandie se "félicite de l'intégration d'une expertise vétérinaire au sein du conseil scientifique", car cela "permet de développer l'approche interdisciplinaire qui est nécessaire tant au plan national qu'aux niveaux européen et international." 

Le ministère précise également que le ministre a proposé et soutenu cette nomination puisque "les dernières décennies ont été marquées par des crises sanitaires qui ont souvent mis en évidence l'interdépendance entre l'animal, l'humain et les écosystèmes."

Pour lutter contre l'épidémie, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a également rappelé que les vétérinaires praticiens et les écoles nationales vétérinaires ont mis du matériel médical à disposition des hôpitaux, les laboratoires vétérinaires départementaux réalisent aussi des tests de dépistage et de séquençage du virus afin d'identifier les variants. Enfin, les laboratoires pharmaceutiques vétérinaires contribuent aujourd'hui au stockage des vaccins par la mise à disposition de congélateurs et certains ont proposé leurs services pour en produire sous licence.

Loïc Dombreval également favorable à cette idée

Et le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation n'est pas le seul à soutenir cette idée. La présence d'un vétérinaire au sein de ce conseil était également une demande du député LREM, Loïc Dombreval. Ce dernier, vétérinaire de profession, avait affirmé en novembre dernier sur franceinfo que "l'équipe du conseil scientifique [n'était] pas complète, il faut qu'elle soit enrichie de vétérinaires." Il avait alors envoyé une lettre au président de la République pour des vétérinaires soient consultés comme les médecins pour lutter contre le Covid-19. 

Toujours en novembre, Loïc Dombreval - également président du groupe parlementaire "condition animale" - déclarait : "Le Covid-19 est une maladie qui provient de l'animal, les vétérinaires ont découvert les coronavirus bien avant que le Covid-19 n'arrive." Selon l'élu, l'apport d'un vétérinaire serait "extrêmement" enrichissant. C'est donc désormais chose faite avec l'intégration de Thierry Lefrançois. 

L'origine du virus toujours pas établie selon l'OMS

Après un séjour de quatre semaines à Wuhan en Chine, l'équipe internationale d'experts chinois et de l'Organisation mondiale de la santé ont annoncé en début de semaine dernière n'avoir pas réussi à percer les origines de la pandémie de Covid-19 qui continue de sévir dans le monde. Jugeant "hautement improbable" la théorie d'une fuite d'un laboratoire à Wuhan, les experts ont néanmoins échoué à identifier l'animal responsable de la maladie.

Lors de la conférence de presse attendue de l'OMS, qui a donc achevé son enquête sans conclusions définitives, Peter Ben Embarek, chef de la délégation, avait déclaré qu'une transmission du coronavirus depuis un premier animal puis un deuxième avant une contamination à l'homme était l'hypothèse "la plus probable" même si cette piste demande encore "des recherches plus spécifiques et ciblées". Même constat pour le chef de la délégation de scientifiques chinois : la transmission depuis un animal est probable mais celui-ci n'a "pas encore été identifié".

A noter également que samedi, les Etats-Unis et des experts de l'OMS ont fait pression sur la Chine pour qu'elle fournisse davantage de données.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess