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Covid-19 : un virologue rennais alerte sur la fiabilité des tests de dépistage

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Selon le professeur Vincent Thibault, chef de service du laboratoire de virologie aux CHU de Rennes, les tests de dépistage du coronavirus ne sont fiables qu'à 70%. Ce qui pourrait expliquer la prise en charge tardive de l'adolescente décédée en région parisienne.

Le professeur Vincent Thibault veut donner l'alerte.
Le professeur Vincent Thibault veut donner l'alerte. © Radio France - Benjamin Fontaine

Alors que les formes sévères de coronavirus sont rares chez les jeunes patients atteints, la mort d'une adolescente parisienne de 16 ans a créé la stupéfaction. A Rennes, le professeur Vincent Thibault, chef de service du laboratoire de virologie au centre hospitalier universitaire alerte ce vendredi 27 mars.

Le virus peut être plus profond

Il souhaite rétablir la vérité sur la performance des diagnostics effectués. "Aujourd’hui nous faisons des prélèvements dans le nez mais on sait que le virus ne se trouve pas dans le nez à toutes les phases de la maladie," explique le virologue. "On peut donc avoir un test négatif alors que le patient présente des symptômes et qu'il est bien contaminé. Ça s'explique par le fait que le virus est bien plus profond, dans les poumons par exemple." 

Selon le professeur, sur 100 personnes testées négatives, il est probable que 30 d'entre elles soient néanmoins infectées par le virus. "Ça ne veut pas dire que le test n'est pas bon mais que nous recherchons le virus a un endroit où il ne se situe pas à toutes les phases de la maladie." 

Les risques d'un dépistage à grande échelle

"Dans le cas de cette jeune fille il semble qu'elle ait eu deux prélèvements initiaux négatifs. Elle a été renvoyée chez elle et sont état s'est dégradé rapidement avec un résultat finalement positif. Ce triste cas illustre bien le problème qui existe aujourd'hui et on peut imaginer les conséquences à venir si on proposait ces tests à toute la population," s'alarme Vincent Thibault. Le risque est de voir des personnes devenir moins respectueuses des gestes barrières et transmettre le virus à des populations à risque.

Des soucis d'approvisionnement en tests

Par ailleurs, le virologue explique aujourd'hui les difficultés à s'approvisionner auprès des fournisseurs. "Nous avons du mal à trouver des réactifs pour les tests. Il y a des ruptures de stocks. Nous n'avons plus d'écouvillons pour faire les prélèvements. Si on doit élargir les tests, je ne sais pas comment nous ferons."

A ce jour, 300 testes journaliers sont effectués par le CHU de Rennes.

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