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Covid-19 : "Une année blanche" pour les guides-conférenciers de Normandie

Les guides-conférenciers en Normandie sont à la peine à cause de l'épidémie de Covid-19. Les touristes ne sont pas au rendez-vous et qui dit moins de touristes dit moins de visites. C'est surtout l'absence des touristes étrangers qui pénalise les guides.

Quelques touristes devant la cathédrale de Rouen.
Quelques touristes devant la cathédrale de Rouen. © Radio France - Théophile Pedrola

"C'est une année blanche. C'est assez alarmant" explique Corinne Joimel, présidente de la fédération de guides de Normandie. "Notre clientèle habituelle anglaise et américaine, notamment pour les plages du débarquement, est totalement absente". Depuis le début du déconfinement, les touristes ne sont pas au rendez-vous. Une situation qui a forcément des conséquences pour les guides-conférenciers de Normandie. 

"10% de l'activité habituelle"

Cette saison touristique est catastrophique pour les guides-conférenciers et notamment en Normandie. "Nous sommes à 10% de notre activité habituelle. D'habitude nous sommes à 120 visites entre avril et octobre. Certains sont à seulement cinq ou dix visites" assure Corinne Joimel, également guide-conférencière dans le Calvados.

Pour pallier l'absence des touristes étrangers, certains guides-conférenciers ont décidé de cibler la clientèle française et notamment normande. "Plusieurs de mes collègues au Havre, dans la vallée de Seine ou au Mont Saint Michel ont proposé des visites pour les Français". 

Un métier précaire

"Nous avons des statuts divers", détaille la guide. Les deux tiers des guides sont indépendants et travaillent donc pour des agences françaises, étrangères ou les offices de tourisme. Ils ont embauché en CDDU (Contrat à durée déterminée d'usage) : "des petits contrats courts pour quelque fois juste deux heures de visite."

Parmi l'une de ces jeunes guides, il y a Célestine Tourtet. Rencontrée samedi 22 août, au matin, elle emmène un groupe de 21 personnes pendant deux heures dans le centre-ville de Rouen. "Il y a beaucoup de moins de monde qu'avant, c'est sûr. Là, c'est un tourisme régional. J'ai beaucoup de Rouennais, des Parisiens ou des Bretons. Il nous manque les Américains. Là, il y a beaucoup de monde à la cathédrale, mais s'il ne veulent pas consommer la culture, moi je n'aurai pas de salaire. Par exemple, ce qui nous manque le plus, ce sont les croisiéristes. Là, je n'ai plus de visites programmées." 

Toutefois, les guides bénéficient actuellement d'une aide accordée par l'Etat, dans le cadre du plan d'aide au tourisme. Une aide "très importante", selon Célestine Tourtet, mais qui ne compense pas totalement la chute du nombre de visiteurs. 

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