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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Il faut prendre des mesures isolées et non généralisées dans les Ehpad"

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Par , France Bleu Occitanie

Alors qu'une maison de retraite de Séverac-d'Aveyron est fortement touchée par le Covid-19, l'inquiétude grandit dans les Ehpad de la région. Un reconfinement généralisé est peu probable mais les établissements prennent des mesures préventives.

Les visites risquent d'être fortement réduites dans les Ehpad de la région ces prochaines semaines.
Les visites risquent d'être fortement réduites dans les Ehpad de la région ces prochaines semaines. © Maxppp - Nicolas Parent

Face à l'accélération de la circulation du coronavirus dans la région Occitanie, de plus en plus d'Ehpad décident de prendre de nouvelles mesures de prévention. À Séverac-d'Aveyron, le Covid-19 a contaminé une cinquantaine de résidents et huit personnes sont décédées ce lundi 14 septembre.

Guillaume Marzocchi, directeur de l'Ehpad de Cordes-sur-Ciel et président de l'Union départementale des établissements pour personnes âgées du Tarn a décidé de suspendre les visites jusqu'à nouvel ordre dans sa maison de retraite, il répond à nos questions. 

France Bleu Occitanie : Pourquoi avez-vous décidé de suspendre les visites ? 

Guillaume Marzocchi : On a fait une grande campagne de tests au retour des vacances, on a eu quelques cas positifs parmi le personnel et on les a écartés. C'est pour faire face à cette situation qu'on a pris cette décision. Désormais on organise un dépistage massif pour tous les résidents, et on attendra les résultats de ces tests avant de prendre une nouvelle décision. Certains membres du personnel ont été testés il y a une semaine et on attend toujours, c'est long. 

Le Tarn n'est pas en zone rouge. Actuellement, vous prenez les mesures que vous voulez ? 

Pour l’instant, on n’est pas contraint. Mais il y a des protocoles , et plus il y aura de cas positifs, plus ce sera contraignant. On a des échanges réguliers avec l’Agence régionale de santé (ARS), on sait que le virus circule activement autour de nous. On a  une latitude pour prendre les mesures que l’on veut. C’est à double tranchant, certains directeurs apprécient cette liberté, d’autres sont inquiets par rapport à ça. Il y a des situations paradoxales avec les familles qui se demandent pourquoi dans certains Ehpad c’est comme ça, et dans d’autres on ne fait pas de la même manière. 

"On essaye de faire au mieux, on se concerte entre directeurs, on s’adapte, on apprend à vivre avec et c’est pas facile du tout."

Craignez-vous un reconfinement obligatoire pour les Ehpad ? 

Pas vraiment. De ce qu’on entend, ça semble assez évident que le confinement strict tel qu’on l'a connu n’est pas forcément une bonne chose.

"Maintenant, il faut prendre des mesures ciblées, mais pas généralisées, isoler les cas positifs."

Au niveau du Tarn, on a proposé d’ouvrir une zone pour les cas Covid asymptomatiques, qui permettrait d’enrayer l’épidémie. Parce que nous avons des personnes qui ont des troubles cognitifs, qui déambulent et qu’on ne peut pas contraindre en chambre. L’idée est donc de les orienter dans une zone spéciale pour sécuriser le reste du collectif. C’est prévu dans un Ehpad à Salles-sur-Cérou. Ce sont les cas les plus difficiles à gérer aujourd’hui, les personnes qui n’ont pas conscience du risque qu’ils font courir aux autres. 

Quels types de mesures sont prises actuellement dans le département du Tarn ?

Certains ont mis en place les visites pour les familles sur rendez-vous. Nous, nous les bloquons car il y a eu des résultats de tests positifs, même si tout le monde va bien.

"Le risque zéro n’existe pas, et avant de suspendre les visites, on avait déjà interdit les visites en chambre, car c’est là que les familles tombent le masque."

C’est comme dans la vie, dès que les gestes barrières ne sont pas respectés, le risque grandit. Chaque directeur fait au mieux, et en concertation avec ses équipes. L’idée n’est pas de prendre de mesures généralisées, on ne veut pas que les familles fassent prendre un risque trop important aux résidents. Certains établissements préféreraient quand même que les directives soient claires et nettes, les mêmes pour tout le monde. 

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