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COVID en Corse : L'idée de tests pour les élèves et les personnels de l'éducation nationale

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Par , France Bleu RCFM

L'Associu di i Parenti Corsi et la FCPE en Corse évoquent cette possibilité, alors que les hospitalisations et les contaminations à la COVID-19 continuent d'augmenter. Hier, quatre nouveaux élèves ont été testés positifs.

Une salle de classe du collège Arthur Giovoni, à Ajaccio
Une salle de classe du collège Arthur Giovoni, à Ajaccio © Radio France - Olivier Castel

Faut-il tester les scolaires et les personnels d'éducation afin de limiter la propagation du coronavirus ? Deux associations de parents d'élèves en Corse évoquent cette possibilité. Dans l'île, les hospitalisations et les contaminations à la COVID 19 continuent d'augmenter, alors qu'au niveau national, le taux de contamination des moins de 20 ans augmente, selon Santé Publique France.

"Les évolutions du virus touchent beaucoup les population plus jeunes. On doit prendre des mesures et prévoir à l'avance, sinon, on va être obligé de prendre des mesures beaucoup plus drastiques, comme la fermeture des établissements", selon Denis Luciani, président de l'APC. L' "Associu di i parenti corsi" demande aussi à ce que les collèges soient soumis au même régime de cours "semi-distanciel" que les lycées.

La FCPE d'accord, mais sans obligation. Des réticences chez certains parents. 

"Comme le préconisait notre fédération, oui, pourquoi pas" [...], affirme aussi Sylvain Gouillon, président adjoint de la FCPE du 2a. "La plupart des jeunes qui ont fêté le nouvel ont pris des précautions, selon les échos que j'ai eu. S'ils décident de tester les élèves d'un établissement ou de toute une région, sans obligation, il faut le faire. Cela me semble quelque chose d'important et de judicieux. S'il faut passer par là pour que les cours reprennent encore plus normalement et en présentiel..."

Cela dit, les quelques parents que nous avons rencontrés semblent réfractaires à l'idée. "Moi, de toute façon, je n'ai pas peur du virus. Mon fils a six ans et demi, je ne le ferai pas tester s'il n'a pas de symptôme(s)", dit cette maman, suivie par cette autre mère d'élève à la sortie d'une école primaire ajaccienne : "Moi, quand je vois un enfant de six avec un masque, ça me...alors le test, non, je suis contre". "Si l'enfant va être écarté parce qu'il a le COVID, ça va l'éloigner socialement", craint ce papa.

Pour l'heure, pas question de faire varier le protocole sanitaire, selon la rectrice de l'académie de Corse. Julie Benetti indique même que ce dernier a fait ses preuves, et qu'aucun cluster n'a été détecté depuis la rentrée de septembre. Pourtant, la rectrice n'exclut pas une durcissement de ce protocole, en cas d'aggravation de la situation, avec un enseignement hybride renforcé...ainsi que des campagnes de tests en cas de multiplication des contaminations et de dégradation. 

Une pancarte d'accueil d'une salle de classe de l'école de Pitrusedda
Une pancarte d'accueil d'une salle de classe de l'école de Pitrusedda © Radio France - Marion Galland

"L'école est aujourd'hui un lieu de protection de nos élèves et de nos personnels. [...]. Ce à quoi nous avons assisté, c'est à une recrudescence de cas au retour des vacances scolaires (20 élèves et 23 personnels positifs selon les chiffres du rectorat*). [...] Nous conduirons des campagnes de tests dès lors qu'il y aurait trois cas COVID confirmés, aussi bien auprès des personnels, que des élèves concernés", explique Julie Benetti.

Concernant enfin le reproche, fait par l'APC ainsi que par certains professeurs que nous avons contacté, que les recherches de cas contacts étaient impossibles dans les classes de par le protocole (masques en classe + gels hydoalcooliques, écartant ainsi l'option d'un cas contact tel que défini par l'ARS), la rectrice assure que "les choses ne se passent pas du tout ainsi. Lorsqu'il y a un cas COVID, qu'il s'agisse d'un élève comme d'un personnel, en aucune façon nous n'écartons par principe la recherche et l'identification des cas contacts. Tout cas positif donne lieu à une enquête 'contact tracing' en partenariat avec l'ARS" assure Julie Benetti.

*Mardi soir, l'inspection académique a confirmé à nos confrères de Corse-Matin que 4 élèves d'une même classe du lycée St Pierre-St Paul d'Ajaccio avaient été testés positifs, contaminés probablement "lors d'une activité extra scolaire, au sein d'un club sportif". 

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