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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les autotests sont arrivés dans les pharmacies sarthoises

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Par , France Bleu Maine

Il est possible depuis le début de la semaine de se procurer un autotest Covid en Sarthe. Ils sont vendus en pharmacie. Le président l'Union des syndicats de pharmaciens d’officine du département redoute néanmoins qu'il y ait des "faux négatifs", suite à des prélèvements mal faits.

Il est possible depuis le début de la semaine de se procurer un autotest Covid dans des pharmacies sarthoises.
Il est possible depuis le début de la semaine de se procurer un autotest Covid dans des pharmacies sarthoises. © Radio France - Sonia Ghobri

Les pharmacies sarthoises reçoivent depuis le début de la semaine leurs premières livraisons d'autotests. Des kits permettant de se dépister soi-même du coronavirus avec un écouvillon à insérer dans les narines. La Haute autorité de santé a donné son feu vert, le 15 mars. Le gouvernement a autorisé la vente de ces autotests le 12 avril mais les pharmaciens et les fournisseurs ont dû attendre la publication du décret, notamment pour connaître la liste des tests homologués. 

"Les laboratoires attendent les autorisations de mise sur le marché, qui arrivent petit à petit. Et nos grossistes ont réussi à nous trouver des tests à des prix corrects pour que l'on puisse les distribuer au prix fixé par le gouvernement", indique ce jeudi Yves Dour, pharmacien au Mans et président de l'Union des syndicats de pharmaciens d’officine de la Sarthe (USPO). Le prix est effectivement encadré par décret : la boîte de cinq autotests coûte 30 euros.

Trois conditions pour pouvoir faire un autotest 

Yves Dour en a reçu quatre sur la vingtaine commandée. "Aujourd'hui je réponds simplement à la demande rapide, qui n'est pas énorme d'ailleurs. J'ai vendu une boîte à une dame qui me l'avait précommandée et j'ai refusé d'en vendre une à un monsieur qui était cas contact". L'utilisation des autotests est réglementée : il faut répondre à trois critères pour pouvoir en effectuer un : avoir plus de 15 ans, ne pas présenter de symptômes du coronavirus ou de symptômes grippaux et ne pas être cas contact. "Dans ce cas, nous leur conseillons de réaliser soit un test PCR, soit un test antigénique", précise le pharmacien. 

Les autotests ne doivent pas être laissés en libre-service 

Ces autotests ne sont pas en libre service dans les rayons des officines. Ils doivent être vendus sur conseil d'un pharmacien. "Pour moi, c'est essentiel et ça rentre dans notre rôle de professionnel de santé". 

Un mauvais prélèvement peut entraîner un mauvais résultat.

Le président de l'Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine de la Sarthe redoute une mauvaise utilisation de ces tests. "Si le dépistage est mal fait cela peut entraîner un faux négatif. C'est là le problème. Ces autotests sont fiables à 70% environ alors que les tests antigéniques et PCR sont fiables à 90/95%. Donc, un mauvais prélèvement peut entraîner un mauvais résultat. Un professionnel va avoir un geste plus sûr. Le client va plus hésiter à faire ce geste d'autant plus qu'il n'est pas si simple à faire. Il ne suffit pas de se piquer le doigts et d'attendre le résultat. Il faut faire un prélèvement sur une ou deux narines, il faut bien positionner l'écouvillon dans les narines. S'il n'est pas assez inséré, nous n'aurons pas la trace de virus". Le pharmacien nous invite donc à ne pas relâcher les gestes barrières, quelque soit le résultat du test. 

Appel à la responsabilité 

Il craint également que des personnes positives ne déclarent pas son résultats aux autorités : "Pour éviter les conséquences : isolement, arrêt de travail, contacter les cas contacts. C'est ce qui me fait aujourd'hui le plus peur". 

Une solution alternative 

Yves Dour considère néanmoins que ce nouveau moyen de dépistage peut contribuer à limiter la propagation de l'épidémie. "Si nous voulons essayer l'enrayer la pandémie, il faut que l'on puisse également accéder à ces tests autant qu'aux tests antigéniques et PCR. Ils peuvent par exemple être utilisés dans un cadre familial. Si vous voulez aller voir un proche fragile mais que vous n'avez pas la possibilité en tests antigéniques, les plus rapide, cela peut être _une solution alternative_".

Comment ça marche ? 

Chaque kit de prélèvement est composé d'une plaquette de révélation, d'un écouvillon, d'un petit tube avec un liquide à l'intérieur qui permet de diluer le virus qui se trouve sur l'écouvillon. Les autotests ont un fonctionnement similaire à celui des tests antigéniques : il faut insérer une sorte de long coton-tige dans le nez, à trois centimètres environ (contre sept centimètres environ pour un test PCR). Il faut ensuite effectuer plusieurs rotations dans la narine.

Une fois le prélèvement réalisé, il faut placer l'écouvillon dans le tube rempli d'une solution et placer ce prélèvement sur la plaquette. Le résultat est donné dans un délai de quinze minutes : si deux bandes apparaissent, le test est positif. 

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