Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid : vers une immunité collective en Corse au mois juin ?

-
Par , , France Bleu RCFM

La campagne de vaccination dans l’île va connaître une accélération dans les prochaines semaines, avec le doublement des doses et l’arrivée d’un nouveau vaccin. Marie-Hélène Lecenne, directrice de l’ARS, reste prudente mais espère approcher de l'immunité collective au mois de juin. Entretien.

Marie-Hélène Lecenne, directrice régionale de l'ARS de Corse
Marie-Hélène Lecenne, directrice régionale de l'ARS de Corse © Radio France - Olivier Castel

Notre région est celle où l’on vaccine le plus par rapport au nombre d’habitants. Allons-nous garder le même rythme dans les prochaines semaines ? 

Nous allons disposer de davantage de doses au mois d’avril et on a déjà les approvisionnements prévisionnels de la première quinzaine de mai. _On va multiplier par plus de deux les possibilités de vaccination avec le Pfizer et le Moderna_. Par ailleurs en secteur libéral, les médecins et les pharmaciens vont pouvoir bénéficier de l’Astra Zeneca, qui bénéficie depuis la fin de la semaine dernière d’une nouvelle autorisation, et de l’arrivée d’un nouveau vaccin qui est compatible avec la vaccination en cabinet et en pharmacie, qui est le vaccin du laboratoire Janssen. 

On peut donc parler d’un coup d’accélérateur considérable à l’échelle de la Corse ? 

Oui, on franchit une nouvelle étape à partir de début avril parce que le nombre de doses va vraiment être très très conséquent. Il nous faut accompagner tous les centres de vaccination pour qu’ils puissent être en capacité d’administrer ces doses. On va aussi intégrer de nouvelles cibles en termes d’âge. Dès ce week-end, les 70-74 ans seront éligibles dans les centres de vaccinations au Pfizer et au Moderna, et progressivement on ouvrira l’accès aux vaccins à une population de plus en plus élargie. 

En termes de logistique, est-ce que la Corse est prête à recevoir deux fois plus de vaccins ?

C’est vrai que cela suppose, pour nous, des aménagements. On est en train de travailler avec les PUI, les pharmacies à usage intérieur, des établissements pivots que sont le CH d’Ajaccio et de Bastia. On est en train de voir avec eux comment absorber cette arrivée beaucoup plus importante de doses. Ensuite il y a l’acheminement jusqu’aux centres, on doit aussi s’adapter au niveau du transport.

A-t-on une idée de la date à laquelle la Corse atteindra un taux de vaccination qui permettrait de desserrer la vis ? 

Le niveau d’immunité collective, on espère s’en approcher en juin. Entre la vaccination et les personnes qui ont déjà eu la Covid, on s’approchera d’un seuil qui nous permettrait éventuellement de définir ce niveau d’immunité collectivité. Mais à court terme, ce qui est important à avoir en tête, compte tenu des possibles tensions hospitalières, c’est qu’il nous faut atteindre un maximum de vaccinés parmi le public qui est exposé aux formes graves. _Chez les plus de 75 ans, on est à plus de 50% de premières doses_, il faut continuer, il faut qu’on améliore ce taux et également pour toutes les personnes présentant des comorbidités. 

La situation épidémique est de plus en plus tendue sur le continent, qu’en est-il en Corse ? 

La Haute-Corse a connu un palier assez élevé de taux d’incidence et de recours au centre hospitalier mais la situation semble s’améliorer. En Corse-du-Sud on a plutôt une augmentation importante du taux d’incidence, en particulier sur l’agglomération ajaccienne. Donc _on est dans une situation d’entre deux mais en parallèle, on constate tout de même un recours à l’hôpital plus important_, que ce soit à Bastia ou à Ajaccio, donc c’est extrêmement difficile de qualifier la situation. On sait qu’on est exposés à une circulation virale importante puisque, comme les départements sur le continent qui sont en grande tension, nous avons la variante anglaise qui est dominante. 

La Corse n’est donc pas encore assurée d’échapper à des mesures plus strictes ? 

Non, c’est l’évolution de la circulation virale qui nous guidera et aussi le recours au système de santé et particulièrement à la réanimation des centres hospitaliers.

Marie-Hélène Lecenne, sera vendredi matin, à 7h50, l'invitée de la rédaction de RCFM. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess