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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le confinement en hôpital psychiatrique

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Par , France Bleu Mayenne

Confinement oblige, dans les services de psychiatrie, les patients ne peuvent plus recevoir de visites, ni participer à leurs activités de groupe. Pour les soignants, ils faut doser, entre contraintes sanitaires et tolérance, pour ne pas que l'équilibre précaire ne vole en éclats.

Le confinement en hôpital psychiatrique
Le confinement en hôpital psychiatrique © Maxppp - .

Le confinement est pénible pour tout le monde, mais, plus ou moins. Les gestes barrières, les distanciations sociales, on a parfois du mal à s'y conformer. Mais, pour certains d'entre nous, c'est encore plus difficile. C'est le cas dans les services de psychiatrie. Les patients ne peuvent plus recevoir de visites, ni sortir en permission, ni même participer à leurs activités de groupe, si importantes pour leur équilibre psychique. Les soignants doivent doser, entre l'obligation de la prévention et une certaine tolérance, le risque étant que le précaire équilibre, ne vole en éclats. 

"la distanciation sociale, c'est totalement impossible"

Maxime est infirmier au SPAL, le Service Psychiatrique Adultes de Laval. Chaque jour, il doit répéter aux patients, les gestes simples, qu'ils sont souvent incapables de réaliser. "Le lavage des mains, raconte-t-il, il faut le répéter, le refaire, encore et encore, c'est indispensable. Mais la distanciation sociale, c'est tout bonnement impossible"! 

Les patients sont habitués à vivre ensemble, à travailler ensemble, manger, jouer, se promener. Le travail des thérapeute va dans ce sens, depuis des années, pour socialiser des personnes en grande fragilité. Et "tout à coup, on leur demande l'inverse, c'est totalement impossible". 

La crainte de l'après confinement

Adrien est lui aussi infirmier psychiatrique. Il le dit, il s'attendait à des réactions plus difficiles des patients, pendant cette période de confinement. Ce qu'il craint, c'est l'après : "Je crains une vague d'hospitalisations, après le déconfinement, notamment de certains patients de l'hôpital de jour, obligés de rester, parfois seuls, confinés chez eux". 

Le CMP de Laval et les thérapeutes de l'hôpital de jour restent en contact avec ces patients fragiles, mais, comme le dit l'un des médecins  : "Les gens tiennent, comme toujours en période de crise, mais c'est après, quand on se relâche, que l'on risque les décompensations". 

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