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Santé – Sciences

Crise à l'hôpital public : un collectif regroupant médecins et syndicats a vu le jour au Havre

Un collectif de défense de l'hôpital public s'est créé au Havre mi-octobre. Les médecins se joignent désormais aux syndicats dans le cadre d'un mouvement national, qui depuis le mois de mars, tire la sonnette d'alarme sur la situation de nos hôpitaux publics, à bout de souffle.

Au Havre, 15 000 personnes sont sans médecins traitants et finissent donc aux urgences de l'hôpital Monod, qui sont régulièrement saturées.
Au Havre, 15 000 personnes sont sans médecins traitants et finissent donc aux urgences de l'hôpital Monod, qui sont régulièrement saturées. © Radio France - Amélie Bonté

Le Havre, France

Le système hospitalier public français est en pleine crise. Cela fait 7 mois que des grèves s'organisent partout en France dans les services d'urgences, les premiers touchés de plein fouet par l'augmentation des patients et le manque de moyen chronique. Au Havre, un collectif de défense de l'hôpital public a vu le jour mi-octobre pour relayer les mêmes demandes que dans les autres régions : une augmentation du budget, des revalorisations salariales, l'arrêt de la fermeture des lits ou encore remettre des médecins à la gouvernance de nos hôpitaux. Ce collectif regroupe les syndicats (CGT, SUD, CFDT) mais aussi les médecins, ce qui est une grande première pour l'hôpital Monod.

Le budget de la Sécurité Sociale qui finance les hôpitaux publics a été voté par l'Assemblée Nationale mardi. Il comporte une mesure pour répondre à la crise des urgences : en 2020, les dotations seront répartis en fonction de la population et donc de l'activité. En septembre déjà, la ministre de la santé Agnès Buzyn avait débloqué 754 millions € pour l'hôpital public mais sans répondre aux problématiques de manque de lits et de salaire en berne.

Le personnel n'en peut plus"

ECOUTEZ LE Dr Charles Zarnitsky

Le Docteur Charles Zarnitsky fait parti du ce collectif havrais de défense de l'hôpital public, il est rhumatologue, chef de service à l'hôpital Monod du Havre. Il a décidé de relayer la "déprime et la tension" du personnel hospitalier.

Tous les urgentistes sont inquiets pour la prochaine épidémie de grippe "

Des mesures, maintenant

Un ras le bol Havrais débuté l'an dernier avec la crise des perchés à l'hôpital psychiatrique Janet. Depuis 34 postes ont été créés, un mouvement d'exaspération poursuivit depuis mars dernier aux urgences de l'hôpital Monod. Pour le Dr Marc Jouy, psychiatre à Pierre Janet, le problème vient aussi de la gouvernance : 

Actuellement dans les directions des hôpitaux, l'objectif principal est la réduction des dépenses"

ECOUTEZ Le reportage d'Amélie Bonté

Au niveau national il faudrait une hausse de plus de 4% du budget des hôpitaux... Ce pansement est essentiel avant même de soigner la jambe de bois insiste le Dr Zarnitsky : 

Il faut sanctuariser l'hôpital qui est le filet de sécurité des Havrais, de la population"

Au Havre, plus grande ville de Normandie qui compte ville de 172 000 habitants, impossible de trouver un médecin traitant si vous n'en avez pas déjà un. Ainsi 15 000 personnes sont sans médecins traitants et donc se retrouvent aux urgences.

Mieux payer les médecins du public pour qu'ils viennent y travailler

Revaloriser les salaires des personnels hospitaliers : c'est aussi l'une des demandes du collectif havrais de défense de l'hôpital public afin d'attirer et de ne plus subir de pénurie. Pour les personnels non-médicaux, la hausse réclamée : +300€ / mois et pour les médecins, le comité et les collectifs du même mouvement demandent un début de carrière à 5 000€/mois, après 10 à 12 ans d'études. 

Pourquoi aller travailler à l'hôpital avec beaucoup de gardes, si dans une clinique ou en cabinet on peut gagner 2 à 3 fois plus sans toute cette charge de travail ? C'est humain, c'est logique."

ECOUTEZ LE Dr Charles Zarnitsky sur la revalorisation salariale des médecins des hôpitaux publics

Un grand rassemblement est prévu le 14 novembre à Paris, des Havrais devraient y faire le déplacement.

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