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Crise aux urgences dans les hôpitaux : comment ça se passe à l'hôpital privé Confluent à Nantes ?

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Par , France Bleu Loire Océan

Comme dans une centaine d'hôpitaux en France, le service des urgences du CHU de Nantes est en grève. Mais quelle est la situation aux urgences dans le privé ? Pour la Loire-Atlantique et la Vendée, une seule clinique a un service d'urgences, l'hôpital privé Confluent à Nantes.

L'hôpital privé Confluent à Nantes
L'hôpital privé Confluent à Nantes © Radio France - Marion Fersing

La grève continue aux urgences du CHU de Nantes, comme dans une centaine d'hôpitaux en France, malgré le plan de 70 millions d'euros annoncé la semaine dernière. D'après les soignants, il sera insuffisant pour régler l'un des problèmes majeurs des urgences : l'engorgement.  Une autre solution, c'est de diriger davantage les patients vers les services d'urgences des cliniques privées. En Loire-Atlantique et en Vendée, il n'y en a qu'un : à l'hôpital privé Confluent au sud de Nantes, de l'autre côté de la Loire.

"Quand on doit s'occuper de 100-120 patients par jour, nous aussi on sature"

Mais selon le syndicat majoritaire, la CFDT, il connait les même problèmes que les urgences du CHU. Là aussi, ça déborde quand il y a une épidémie de grippe, par exemple, avec des patients qui peuvent rester pendant 24 heures sur un brancard parce qu'il n'y a pas de lit de disponible pour les hospitaliser. "Quand on doit s'occuper de 100-120 personnes par jour, nous aussi, on sature", explique le syndicat qui reconnait quand même que ça va mieux au niveau du personnel paramédical - un peu plus nombreux - depuis la grève de l'an dernier.

"Quand les urgences du CHU sont débordées, les patients viennent tenter leur chance chez nous"

Il faut dire qu'en 5 ans, le nombre de passage aux urgences de la clinique Confluent a augmenté de plus de 20% : de 28.000 patients en 2013 à 31.770 en 2018. Ils y sont soignés pour toutes les urgences à part les gros traumatisme comme lors des accidents de la route, les grands brûlés, la pédiatrie, la gynécologie et la psychiatrie. "Quand les urgences du CHU saturent, les patients viennent tenter leur chance chez nous", poursuite Régine Darrouzès de la CFDT. "Et il arrive qu'on soit obligé de dire au Samu qu'on ne peut plus prendre de patient. Il est aussi arrivé qu'on ait des patients jusque dans le hall d'accueil"

Tout au long de l'année, le CHU et la clinique "travaillent en étroite collaboration pour permettre une prise en charge de l’ensemble des patients de l’agglomération nantaise", explique la direction.

L'hôpital privé Confluent à Nantes
L'hôpital privé Confluent à Nantes © Radio France - Marion Fersing

Des urgences devenues trop petites face à l'augmentation du nombre de patients

Les représentants de la CFDT voient mal comment le service pourrait accueillir deux fois plus de patients comme le suggère la fédération des hôpitaux privés au niveau national. Surtout que les urgences de Confluent sont déjà trop petites pour accueillir les familles des patients. Un projet d'extension est prévu dans les mois qui viennent.

Entre trois et quatre fois plus de patients accueillis aux urgences du CHU

À titre de comparaison, le service des urgences du CHU de Nantes et sa trentaine de médecins ont vu passer 122.568 personnes en 2017, soit une moyenne de 219 par jour. 73% d'entre elles n'ont pas eu besoin d'être hospitalisées par la suite. Celui de l'hôpital privé Confluent a accueilli 31.770 patients en 2018, soit une moyenne de 85 par jour. Là aussi, la majorité repart après avoir vu un médecin, sans avoir besoin d'être hospitalisé. 

La direction précise que Confluent anticipe déjà la poursuite de la hausse du nombre de patients aux urgences, notamment au niveau de l'agencement des locaux, de l'augmentation de la capacité d’accueil et de l'organisation des flux internes.

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