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Santé – Sciences

Crise dans les hôpitaux de Marseille : "On est arrivé au bout d'un système", selon le professeur Grimaldi

lundi 29 janvier 2018 à 9:02 Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence

Invité de France Blue Provence matin, André Grimaldi, professeur émérite d'endocrinologie-diabétologie à la Pitié Salpêtrière à Paris et à l'origine d'une pétition contre "une cure budgétaire" regrette que "le système traite l'hôpital public comme une entreprise".

L'assistance publique des hôpitaux de Marseille (photo d'illustration)
L'assistance publique des hôpitaux de Marseille (photo d'illustration) © Radio France -

Marseille, France

Invité de France Blue Provence matin, André Grimaldi, professeur émérite d'endocrinologie-diabétologie à la Pitié Salpêtrière à Paris et à l'origine d'une pétition contre "une cure budgétaire" estime qu'"on est arrivé au bout d'un système qui a voulu, depuis 10 ans, qu'on traite l'hôpital comme une entreprise" alors que mercredi le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins hospitaliers (Copermo) doit valider ou non le plan de l'hôpital public de Marseille dont la dette abyssale dépasse 1 milliard d'euros.

"Ce système fou casse les équipes" (Profresseur André Grimaldi)

Pour André Grimaldi, "ce système est fou : pour qu'un hôpital soit rentable aujourd'hui il doit produire de plus en plus de séjours et qu'ils soient de plus en plus courts. Mais comme il ne faut pas dépasser le budget qui est de plus en plus serré, on diminue les tarifs. Donc il faut augmenter l'activité sans augmenter le personnel". Le professeur émérite est catégorique : "forcément ça casse et ça casse les équipes avec des infirmières qui passent d'un service à l'autre".

Pour nuancer son propos, Andté Grimaldi estime que ce financement peut être adapté "à des actes techniques très standardisés comme une séance de dialyse, une cataracte ambulatoire". "Dès qu'il s'agit d'une maladie chronique, des cas graves auxquels s'ajoutent des problèmes sociaux et psychologiques, ce mode de paiement ne marche pas". 

"L'État va forcément faire quelque chose" (Anne-Laurence Petel)

Après la présentation lors du Copermo, ce mercredi, du plan de bataille de l'assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM), l'Etat doit se prononcer sur le montant de l'enveloppe octroyée aux hôpitaux de Marseille. Pour Anne-Laurence Petel, députée LREM d'Aix-en-Provence, ce matin sur France Bleu Provence, "l'Etat va forcément faire quelque chose. La question c'est l'enjeu du montant". La parlementaire n'a pas confirmé l'information selon laquelle l'État imposerait la suppression de 800 à 1000 postes pour aider l'AP-HM.