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Crise des urgences : le personnel appelé à manifester à Paris ce jeudi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Cela va bientôt faire trois mois que la grève perdure dans les services d'urgence. Le collectif Inter-urgences appelle à manifester ce jeudi, à Paris, en plein congrès des urgentistes où la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n'a pas encore confirmé sa présence.

Les médecins urgentistes sont en grève depuis la mi-mars.
Les médecins urgentistes sont en grève depuis la mi-mars. © AFP - Jérémie Lusseau

Le mouvement de grève des urgentistes ne faiblit pas depuis presque trois mois. Une manifestation est prévue ce jeudi, pendant que se tient le congrès des urgentistes, où la présence d'Agnès Buzyn n'est pas sûre. La grève a commencé mi-mars dans l'hôpital parisien de Saint-Antoine suite à des agressions. Puis le mouvement s'est propagé pour atteindre aujourd'hui 80 établissements selon les syndicats et "une cinquantaine" selon le gouvernement. 

Si, au début, l'initiative n'était pas bien perçue au sein des hôpitaux de Paris, où le collectif Inter-Urgences a d'ailleurs été créé, elle s'est propagée assez rapidement à d'autres centres hospitaliers du pays comme à Rennes, Bordeaux, ou encore Avignon.

L'association Samu-Urgences de France avait appelé à un débrayage symbolique de 5 minutes le 28 mai dernier. "Plus de 150 services ont répondu, photos à l'appui" assure François Braun, chef de service au CHR de Metz-Thionville et président de l'association. Cela représente près du quart des établissements dotés d'une structure d'urgence. 

"Un malaise profond"

Le mouvement, soutenu par les principaux syndicats hospitaliers (FO, SUD, CGT), s'est concentré autour des revendications traditionnelles sur l'augmentation des salaires et des effectifs. Mais au-delà des demandes, "le malaise est profond" assure François Braun. Ces derniers jours, il y a eu une recrudescence d’arrêts maladies chez les soignants.  À Lons-le-Saunier (Jura), "des mesures de réquisition de personnels ont dû être prises par le préfet", indiquait la semaine dernière l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. L'agence pointe dans un communiqué "un absentéisme soudain, appelle à la déontologie médicale et au sens des responsabilités". À Paris, l'équipe de nuit de l'hôpital Lariboisière s'est mise en arrêt dans la nuit de lundi à mardi. 

"C'était le moment d'envoyer un signal fort", a expliqué à l'AFP Hugo Huon, infirmier à Lariboisière et membre du collectif Inter-Urgences. Lui, n'a pas cessé le travail mais dit comprendre "que des équipes soient épuisées". Le président de l'Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux estime que l'on est à "un tournant historique dans le conflit social parce que les personnels en ont tellement marre que, d'un coup, ils renoncent".

Le gouvernement n'en tire pas la même analyse, puisque Agnès Buzyn a déclaré mardi 4 juin que ces arrêts ne sont pas normaux. "C'est dévoyer ce qu'est un arrêt maladie. Je pense que ce n'est pas bien, ça entraîne une surcharge de travail pour les autres". 

"Agnès Buzyn disponible" pour recevoir les médecins urgentistes

Ce mercredi matin, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a indiqué sur RTL qu'Agnès Buzyn serait "disponible pour recevoir les médecins urgentistes et trouver des solutions à leurs difficultés". Elle n'a toutefois pas précisé si la ministre de la Santé se rendrait au Congrès national des urgentistes débutant le jour même, n'étant pas noté sur son agenda. 

Le Conseil national de l'Ordre des médecins, de son côté, a demandé ce mercredi "l'organisation d'une concertation d'urgence pour mettre un terme au conflit social" qui dure depuis la mi-mars. L'institution demande qu'une réponse durable soit "apportée aux revendications des professionnels de santé".

La manifestation des urgentistes qui se tiendra jeudi 6 juin, débutera vers 13h30 à Paris. Le cortège s'élancera de la Gare Montparnasse pour aller en direction du ministère de la Santé. 

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