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Santé – Sciences

Saverne : les victimes d'AVC prises en charge par télémédecine depuis Strasbourg

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Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Depuis le 23 avril, les patients de Saverne victimes d'un accident vasculaire cérébral bénéficient d'un service de télémédecine hautement spécialisé. Il permet aux urgentistes du centre hospitalier d'échanger avec un neurologue des Hôpitaux universitaires de Strasbourg par vidéo-conférence.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Saverne, France

En cas d'accident vasculaire cérébral (AVC), on le sait, chaque minute compte. Le patient doit être pris en charge le plus rapidement possible pour éviter ou limiter les séquelles. Ainsi, depuis le 23 avril, les urgentistes du Centre hospitalier de Saverne (Bas-Rhin) travaillent en collaboration avec les neurologues des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, à Hautepierre, grâce à un service de télémédecine spécialisé, le "télé-AVC". 

Comment ça marche ? 

S'ils soupçonnent un AVC, les urgentistes de Saverne réalisent une IRM (imagerie par résonance magnétique), en coopération avec un neurologue-expert de Hautepierre. Celui-ci les aide ensuite à établir le diagnostic, puis, si nécessaire, à démarrer le traitement le plus adapté. "24 heures sur 24 et sept jours sur sept un patient qui habite à Saverne ou aux alentours pourra être pris en charge", explique la professeure Valérie Wolff, qui dirige l'unité neuro-vasculaire, à Hautepierre. "Il pourra être vu à distance par le neurologue senior. Le patient aura accès au traitement le plus adéquat possible et le plus près de chez lui". 

Pour Jérôme Boutet, le chef de projet télémédecine à Pulsy, la caméra facilite également les échanges entre les praticiens. "Ça permet au neurologue à distance d'être comme s'il était dans la salle, il peut à la fois interagir avec le patient, lui poser des questions et vérifier ses réactions. C'est une concertation médicale entre plusieurs experts, on est vraiment dans le dialogue." En trois semaines, seize patients de Saverne ont été pris en charge par ce service de vidéo-conférence. 

C'est un gain de temps pour tous " - Professeure Valérie Wolff

Le télé-AVC permet aussi de limiter les allers-retours inutiles et d'éviter de perdre des minutes précieuses. "Avant, ces patients étaient acheminés à Strasbourg, où ils avaient l'IRM cérébrale", retrace la professeure Valérie Wolff. "Ils étaient vus par le neurologue mais pouvaient très bien ne pas avoir d'accident vasculaire cérébral, et de ce fait être ré-adressé sur l'hôpital de Saverne." 

Un gain de temps pour les patients, explique le Pr WOLFF

A l'inverse, il arrivait aussi que le patient arrive malheureusement trop tard. "Il convient d'avoir le traitement le plus proche de chez soi, et ainsi d'avoir une égalité des chances d'accès au traitement", précise la neurologue. Le télé-AVC sera progressivement étendu à d'autres sites hospitaliers en Alsace, comme Haguenau, Sélestat ou Wissembourg.

Le télé-AVC va accélérer le diagnostic et la prise en charge des patients