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Santé – Sciences

La vaccination contre les papillomavirus, très efficace, reste trop faible en France et en Bretagne

Moins d'un tiers des jeunes femmes sont vaccinées contre ces virus qui peuvent entraîner des cancers à long terme. La vaccination à l'adolescence, avant le début de la vie sexuelle, permet pourtant de limiter le risque. Des médecins militent pour généralisation la vaccination.

Dominique Le Goff est référent "vaccination" à l'Agence régionale de santé en Bretagne. Elle rappelle que le nouveau vaccin contre les papillomavirus est particulièrement efficace et permet de se prémunir contre le cancer du col de l'utérus
Dominique Le Goff est référent "vaccination" à l'Agence régionale de santé en Bretagne. Elle rappelle que le nouveau vaccin contre les papillomavirus est particulièrement efficace et permet de se prémunir contre le cancer du col de l'utérus © Radio France - Thomas Biet

Bretagne, France

Les chiffres sont assez similaires au niveau national et local. Dans le Finistère, 27,1% des jeunes filles sont vaccinées contre les papillomavirus (25,9% dans les Côtes d'Armor, 29,3% en Ille-et-Vilaine, 23,3% dans le Morbihan). Le premier vaccin contre ces virus responsables du cancer du col de l'utérus est pourtant disponible depuis 12 ans. Une nouvelle formule, remboursée et beaucoup plus efficace, est sortie en août dernier. 

Ces injections permettent de se prémunir contre 90% des papillomavirus. Dans plusieurs pays voisins de la France, la couverture vaccinale est beaucoup plus importante et monte à 80%.

La vaccination moins efficace après les premiers rapports 

L'idéal selon Dominique Le Goff, référent "vaccination" à l'Agence régionale de santé est de vacciner avant le début de la vie sexuelle. Après 15 ans (rattrapage possible jusqu'à 19 ans), il faut trois doses au lieu de deux, et c'est un peu moins efficace. La ministre de la Santé est favorable à une généralisation de la vaccination aux garçons : "Cela permettrait de limiter la transmission qui se fait par voie sexuelle" explique Dominique Le Goff. 

En effet, ces virus touchent un tiers d'hommes qui ont des rapports homosexuels ou qui sont immunodéprimés (et pour qui la vaccination est déjà prévue).

La rougeole inquiète aussi 

L'ARS rappelle aussi l'importance de la vaccination contre la rougeole. Car si la couverture reste forte - environ 90% - il faudrait monter à 95% pour stopper la contagion. En effet, la rougeole se transmet extrêmement facilement. 250 cas ont été recensés l'an dernier en Bretagne. 

"Il n'y a pas de foyer épidémique chez nous, mais il y a un risque" confirme Dominique Le Goff. Notamment pour les enfants de moins de 12 mois qui n'ont pas encore été vaccinés. "On pense que la rougeole c'est bénin mais cela peut prendre des formes très sévères" conclut la médecin de l'ARS.