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Santé – Sciences

Dans le Gard, la Sécu détecte les milliers d'assurés sociaux qui renoncent aux soins faute d'argent

mercredi 22 novembre 2017 à 6:03 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

Dans le Gard, 30% des assurés sociaux renoncent aux soins, le plus souvent faute d'argent. Depuis 2014, la CPAM a mis en place un dispositif qui permet de les "repêcher". Un dispositif qui sera étendu à toute la France fin 2018.

Le dispositif "PFIDASS" présenté dès le hall d'accueil de la CPAM du Gard
Le dispositif "PFIDASS" présenté dès le hall d'accueil de la CPAM du Gard © Radio France - Sylvie Duchesne

Gard, France

Aller à la recherche des personnes qui renoncent aux soins et leur proposer une aide à la carte. C'est le directeur de la CPAM du Gard, Christian Fatoux qui a eu l'idée de ce dispositif en 2014.

La PFIDASS comme Plateforme d'Intervention Départementale pour l'Accès aux Soins et à la Santé venait de voir le jour. Trois ans plus tard, elle a fait tache d'huile. 43 caisses ont déjà copié le modèle gardois.

Angélique Sastre, agent d'accueil à la CPAM du Gard - Radio France
Angélique Sastre, agent d'accueil à la CPAM du Gard © Radio France - Sylvie Duchesne

Angélique Sastre est agent d'accueil à la CPAM du Gard. C'est le premier maillon d'une chaine qui va permettre à l'assuré social qui renonce aux soins d'être pris en charge.

On voit bien que c'est nécessaire. Il faut aller chercher les gens

Angélique Sastre, agent d'accueil à la CPAM du Gard

Le Dr Estelle GOUIN-BARRE est médecin généraliste au centre d'examens de santé à la CPAM à Nîmes. Elle fait partie des professionnels de santé chargés de détecter les assurés qui renoncent aux soins.

"Nous faisons le point sur leur santé, nous examinons les gens et ensuite nous abordons le sujet en leur demandant pourquoi ils n'ont pas réalisé certains soins.

Le Dr Estelle Gouin-Barré, médecin généraliste à la CPAM

."Ca peut concerner tout le monde, j'ai vu un papa qui travaillait mais avait des difficultés pour payer une mutuelle. Il avait deux enfants qui allaient rentrer à l'école et qui avaient besoin de lunettes. On lui a proposé de bénéficier de Pfidass. Ca a vraiment été un soulagement énorme pour lui".

Une vingtaine d'agents mobilisés dans le dispositif PFIDASS dans le Gard

Pour suivre les assurés détectés, une cellule d'une vingtaine d'agents, hommes et femmes, a été mise en place par la CPAM. Charge à eux de prendre contact avec eux et de les suivre jusqu'à ce que ce que leur dossier soit traité. Delphine est l'une d'entre eux.

"On regarde le dossier avant de téléphoner à la personne et on voit avec elle pourquoi elle renonce à ce soin là . On voit si elle a déjà fait établir un devis,est ce qu'elle la montré à sa mutuelle si elle en a une. On voit comment on pourrait l'aider à lever les freins qui l'empêcheraient de faire ces soins"

Delphine, l'un des agents qui suivent les assurés

Nicolas DEFACHE a 33 ans. L'an dernier, il a bénéficié de plusieurs mois de soins chez un dentiste alors qu'il était au RSA. Des soins qu'il n'aurait pas pu se payer s'il n'avait pas été pris en charge par la PFIDASS. Il fallait intervenir sur la presque totalité de ses dents. 13 500 euros de facture ! Elle a été prise en charge dans sa totalité par la Sécu. Le dentiste lui n'a fait aucune différence avec un assuré qui aurait eu une mutuelle.

Nicolas DEFACHE, l'un des assurés qui a bénéficié de PFIDASS - Radio France
Nicolas DEFACHE, l'un des assurés qui a bénéficié de PFIDASS © Radio France - Sylvie Duchesne

" Ça a été une opération qui a duré plusieurs semaines. Il a vraiment été gentil parce que ce n'est pas forcément d'arriver chez un dentiste quand on n'a pas les moyens."

13 500 euros de soins dentaires pour Nicolas Defache

Face au succès rencontré par la PFIDASS dans le Gard, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie a décidé d'étendre le dispositif à toute la France d'ici fin juin 2018.