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Dans le sud-Manche, une équipe de vaccination mobile a fait ses premières injections

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Par , France Bleu Cotentin

C'est une première dans le departement. Une équipe de vaccination mobile contre le Covid-19 était présente vendredi 22 janvier à la résidence Graindorge de Saint-Pois, dans le sud-Manche. 42 personnes de plus de 75 ans ont été vaccinées dans la matinée.

42 personnes, dont ce retraité, ont été vaccinées contre le Covid-19 ce vendredi à Saint-Pois.
42 personnes, dont ce retraité, ont été vaccinées contre le Covid-19 ce vendredi à Saint-Pois. © Radio France - Raphaël Aubry

L'idée, c'est d'aller au devant des personnes reculées. Une équipe de vaccination mobile s'est installée vendredi 22 février à la résidence autonomie Graindorge à Saint-Pois, dans le sud-Manche. Pour cette première expérimentation, 42 personnes de plus de 75 ans ont été vaccinées dès 9 heures. Des résidents, mais aussi quelques retraités qui vivent seuls. Un dispositif sous la houlette de l'Agence régionale de santé, la sous-Préfecture et le Centre hospitalier d'Avranches

Hélène Bures infirmière à Villedieu-les-Poêles faisait partie de ce premier centre de vaccination mobile.
Hélène Bures infirmière à Villedieu-les-Poêles faisait partie de ce premier centre de vaccination mobile. © Radio France - Raphaël Aubry

L'objectif de cette opération est de se rapprocher des personnes en milieu rural et qui peinent à se déplacer. Dans la pièce transformée en infirmerie, la plupart marchent à l'aide d'une canne ou d'un déambulateur. "Je ne conduis plus depuis trois ans, c'est impossible de bouger. Il faut toujours faire appelle à Pierre, Paul ou Jacques", s'exclame Claudette, 89 ans. Même situation, pour Bernard, plus loin assis dans son fauteuil roulant : "Mes enfants m'ont conseillé de me faire vacciner contre le Covid, mais mes articulations sont usées à 96 ans". Des habitants qui auraient donc eu des difficultés pour se rendre à Avranches, par exemple, un des sept centres de vaccinations de la Manche. 

Un premier bilan positif

L'équipe médicale est composée de deux infirmières libérales, un médecin libéral et un hospitalier. Les bénéficiaires ont été contactés par la mairie de Saint-Pois et l'Agence régionale de santé. "C'est une bonne idée, je trouve. Moi je suis infirmière à Villedieu [les-Poêles-Rouffigny ndlr.] et beaucoup de personnes en pleine campagne ne peuvent pas faire trente kilomètres pour se faire vacciner", indique Hélène Bures, aiguille dans la mai.

Ce dispositif devrait se développer dans la Manche espère l'infectiologue Emmanuel Piednoir.
Ce dispositif devrait se développer dans la Manche espère l'infectiologue Emmanuel Piednoir. © Radio France - Raphaël Aubry

Le bilan de cette première expérimentation est positif. L'équipe a débriefé à la fin de la matinée. "On a vraiment apporté un service. Il y aura quelques réglages à faire pour les prochaines sessions, notamment au niveau des flux. Vu ce que les gens ont une mobilité réduite, c'est un peu plus long", commente Emmanuel Piednoir, infectiologue au Centre Hospitalier d'Arvanches. 

"Il faut le faire lorsque c'est intéressant en nombre [...] C'est consommateur de moyens humains et logistiques"

De nouvelles demies journées de vaccination sont prévues la semaine prochaine dans deux autres communes du sud-Manche. On ne sait pas encore lesquels. "Il faut le faire lorsque c'est intéressant en nombre. Donc là, c'est un travail en amont au niveau de la prise de rendez-vous, puisque vous le voyez bien, c'est consommateur de moyens humains et logistiques", pointe le sous-préfet d'Avranches Gilles Traimont. La priorité reste aux sept centres de vaccination de la Manche. 

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