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Santé – Sciences

Dans les Hauts-de-France, un réseau d'observateurs de plantes pour prévenir les allergies aux pollens

lundi 25 juin 2018 à 18:01 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord et France Bleu Picardie

Atmo Hauts de France met en place un réseau d'observations pour prévenir les allergies aux pollens. C'est la deuxième région de France, après le Grand Est à se doter d'un tel outil. Un quart des Français souffre d'allergies aux pollens.

Florine Dupont est l'une des 33 sentinelles des pollens dans les Hauts-de-France
Florine Dupont est l'une des 33 sentinelles des pollens dans les Hauts-de-France © Radio France - Stéphane Barbereau

Lille, France

La vie quotidienne peut être gâchée en ce moment par un nez qui coule, des éternuements, des larmoiements ou une crise d'asthme pour la forme la plus sévère d'allergie aux pollens. Des symptômes dus aux graminées, on est en plein pic de pollinisation en ce moment. Après la région Grand Est, les Hauts de France disposent désormais d'un site internet qui répertorie les types d'allergies aux pollens via le site Pollin'air

Capture d'écran du site pollinair.fr - Radio France
Capture d'écran du site pollinair.fr © Radio France - Stéphane Barbereau

Pour collecter ces précieuses informations, il faut recruter et former des observateurs bénévoles à travers la grande région. Pour l'instant, 33 personnes ont accepté de jouer le jeu, équipées d'une loupe, d'un guide des plantes et après avoir suivi une courte formation avec des botanistes. Florine Dupont est l'une de ces "sentinelles" :

J'ai choisi le pollen de graminées et de bouleau. Une fois par semaine, j'essaie de toujours regarder au même endroit pour surveiller l'évolution des plantes et le stade de la pollinisation.

Comment les observateurs de pollens font remonter les infos au site pollinair.fr

Pas besoin d'être biologiste pour devenir sentinelle explique la jeune Lilloise. Ces informations sont remontées ensuite à Atmo où un analyste pollens va les examiner, photos à l'appui. 

La pollinisation débute avec une semaine d'avance à Amiens par rapport à Lille

L'idée est d'avoir la carte régionale la plus précise possible, parfois à l'échelle d'une commune ou même d'un quartier explique Jacques Patris, le président d'Atmo Hauts de France

On descend à une échelle très fine à cause des différentes plantations dans les villes, avec des micro-climats, des courants d'air, des orages locaux. 

Sans compter la politique d'urbanisation de chaque ville où des élus aiment planter beaucoup d'arbres. Gare aux bouleaux rappelle cet immunologue de l'Inserm : 

le bouleau, c'est le pire au niveau des pollens allergisants !

Un risque d'allergies au pollens étalé sur toute l'année ?

Si Atmo étudie la carte des pollens allergisants, c'est que l'organisme connu pour mesurer la pollution de l'air est le mieux placé. Il existe en effet un lien entre allergies aux pollens et pollution détaille Jacques Patris : 

L'ozone irrite les muqueuses or le pouvoir de sensibilisation du pollen est dix fois supérieur sur des muqueuses irritées

Jacques Patrise explique le lien entre pollution et pollens allergisants

Les particules fines, qui entraînent régulièrement des réductions de vitesse sur les routes, véhiculent également des grains de pollens. Le cocktail détonnant "pollution + pollens" entraîne donc une durée plus grande du risque d'allergies. Aujourd'hui, ça concerne 8 mois de l'année, cela pourrait s'étaler sur toute l'année : 

Avec les changements climatiques, des plantes peuvent fleurir dès janvier parce qu'il n'y a plus de gelée et d'autres fleurir plus tard dans l'année. Il n'y aura plus de répit !