Santé – Sciences DOSSIER : La fabuleuse aventure de Thomas Pesquet

Des chercheurs strasbourgeois envoient un colis à Thomas Pesquet pour prouver qu'il y a de la vie sur Mars

Par Olivia Cohen, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu jeudi 26 janvier 2017 à 19:42

Voilà la petite boîte destinée à Thomas Pesquet
Voilà la petite boîte destinée à Thomas Pesquet © Radio France - Olivia Cohen

L’ISU, International space university, à Strasbourg, va envoyer dans l'espace un colis destiné à Thomas Pesquet au sein de l’ISS, la Station spatiale internationale. Dans ce colis, des bactéries sous-vide qui, si elles dégagent du méthane à terme, pourraient confirmer l'hypothèse de la vie sur Mars.

Y'a-t-il de la vie sur Mars ? Peut-être... En tout cas, l’ISU, l'International space university de Strasbourg, va tenter de le prouver avec cette expérience : ce jeudi, l'ISU a mis en boîte des micro-organismes. Ce samedi, ce cube sera expédié aux Etats-Unis, puis envoyé dans l'espace. Thomas Pesquet et ses collègues seront chargés de le réceptionner au sein de l’ISS, la Station spatiale internationale.

Mais à quoi va servir ce cube ?

Si l'expérience réussit, ce cube de 10 centimètres sur 10 servira à contenir du méthane... Pour mémoire, en décembre 2014, on découvre des traces de méthane sur la planète Mars, ce qui relance le débat : il pourrait y avoir de la vie sur la planète rouge, le méthane étant un gaz essentiellement produit par des organismes vivants, par exemple des bactéries.

Le but de l'expérience, menée par l'université de Strasbourg et l'International space university, c'est de mettre ces bactéries sous-vide, de les ranger dans des petites boîtes hermétiques de la taille d'une cassette audio, on stocke tout dans le cube et on livre ça à l'ISS. Sur place, l'astronaute français Thomas Pesquet sera chargé d'installer ce cube dans les mêmes conditions que s'il se trouvait sur Mars.

De la vie, oui, mais...

L'engin y restera pendant un mois. Si pendant ce délai, les bactéries produisent du méthane, pari réussi : ce sera une preuve de plus pour la thèse de la vie sur Mars. Toutefois, Thierry Nadalig, maître de conférence à l'Université de Strasbourg et l'un des membres du projet, le rappelle :

Nous n'en sommes pas à envoyer des hommes sur Mars, mais à comprendre ce qui se passe dans ses sous-sols. Si les bactéries terriennes, envoyées dans l'espace et mises dans les mêmes conditions atmosphériques que Mars, dégagent du méthane, ça pourrait être une preuve d'une origine biologique, mais il ne faut pas trop anticiper non plus".