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De nouveaux nuages assombrissent l'avenir de l'hôpital G. Sand à Chezal-Benoît

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Par , France Bleu Berry

Une cinquantaine de lits de psychiatrie de l'hôpital G Sand de Chezal-Benoît dans le Cher pourraient être fermés au cours des prochaines années sur la soixantaine encore présente. Le projet a été évoqué auprès des partenaires sociaux lors d'un comité stratégique de projet d'établissement.

Des nouvelles fermetures de lits envisagées à l'hôpital psychiatrique George Sand de Chezal-Benoit (Cher)
Des nouvelles fermetures de lits envisagées à l'hôpital psychiatrique George Sand de Chezal-Benoit (Cher) © Radio France - Michel Benoit

Le comité stratégique de projet d'établissement de l'hôpital psychiatrique George Sand de Chezal-Benoît dans le Cher fait peser de lourdes conséquences sur l'avenir du service psychiatrie. Le projet est de fermer une cinquantaine de lits sur la soixantaine du service. Si ce projet était appliqué, il ne resterait principalement qu'un Ehpad et un foyer d'accueil médicalisé dans ce village de 800 habitants. 

Les seuls projets de la direction de l'hôpital, ce sont des projets de fermeture. Emmanuelle Arnoult-Marais, déléguée CGT

Au mois de juin dernier, 31 lits ont disparu avec la fermeture du bâtiment Gargilesse. Et début 2023, les lits d'addictologie seront rapatriés sur Bourges. D'ici quelques années, l'hôpital George Sand, selon ce projet, ne compterait plus que 186 lits d'hospitalisation adulte à temps complet, sur trois sites, contre 235 aujourd'hui. Pour Emmanuelle Arnoult-Marais, déléguée CGT, l'unité psychiatrique au long cours de Chezal-Benoît est clairement dans le collimateur. "Leur argument, c'est que ces patients-là ne doivent plus être dans la sanitaire. Ils doivent être dans d'autres structures. Le problème, c'est qu'il n'y a jamais de proposition concrète. On nous a parlé de lits de Foyer d'Accueil Médicalisé en plus, et puis finalement non. On nous a parlé de lits de familles d'accueil et puis peut-être pas, tous comptes faits. Des maisons communautaires également, mais on ne sait pas encore comment. Des appartements thérapeutiques aussi... En fait, les seuls projets qu'ils ont, ce sont des projets de fermeture. " 

Le bâtiment Gargilesse à Chezal-Benoit a fermé au mois de juin.
Le bâtiment Gargilesse à Chezal-Benoit a fermé au mois de juin. © Radio France - Michel Benoit

Le maire du village de 800 habitants, Roger Lebrero, tente d'organiser la mobilisation. "Ce projet, ce serait le coup de grâce pour notre village. C'est l'annonce de sa mise à mort. Je réunis aussi des signatures de maires des environs qui sont scandalisés par cette politique qui va à l'encontre du fameux aménagement du territoire, de nos milieux ruraux. A Chezal-Benoît, on a quelques retraités qui viennent s'installer parce qu'on compte encore quelques commerces. Mais ces commerces disparaîtront si l'hôpital n'est plus là, et notre village ne sera même plus attractif pour cette catégorie de gens." Le service d'addictologie de 25 lits quittera Chezal-Benoît début 2023, pour Bourges, perdant 10 lits au passage. La direction ne souhaite pas s'exprimer pour le moment puisque aucun projet n'est validé pour l'instant.

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