Santé – Sciences

De plus en plus de communes ont leur mutuelle de village

Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse jeudi 22 septembre 2016 à 10:42

Raymond Petit , adjoint aux affaires sociales de la mairie de Sorgues.
Raymond Petit , adjoint aux affaires sociales de la mairie de Sorgues. © Radio France - Maxime Peyron

Caromb, Mazan, Sorgues et tant d'autres suivent l'exemple de Caumont-sur-Durance pour mettre en place une mutuelle communale.

Caumont-sur-Durance a ouvert la voie : Il y a trois ans, la commune de 4.600 habitants était la première en France à créer une mutuelle communale.

Depuis, des dizaines de villes et de villages lui ont emboîté le pas. L’engouement ne retombe pas, malgré la généralisation en janvier des mutuelles d’entreprises. Cette année, Sorgues, Mazan et Caromb se lancent aussi dans la mutuelle communale.

Le principe ?

Le principe ? Regrouper des habitants d'une même commune pour obtenir des tarifs de groupes auprès des mutuelles. La plupart du temps, ce sont les Centres communaux d'actions Sociales (CCAS) qui offrent ce service à la population.

Le but est d'offrir une mutuelle à ceux qui en ont le plus besoin. Il faut alors comparer les tarifs et les remboursements.

"Les mutuelles qu’on a à l’heure actuelle sont trop chères !
Il faut que je compare, je suis à la retraite, il faut que je regarde pour la vue, l’ouïe, les remboursements...
Ça aurait été bien de le mettre en place il y a 10 ans, à l’heure actuelle on a tous une mutuelle obligatoire par le travail, ceux qui ne l’ont pas ont la CMU, donc ce n’est peut-être pas vraiment nécessaire et utile." Des habitantes de Sorgues

Habitants de Sorgues avec Maxime Peyron

700 familles pour la mutuelle communale de Sorgues

A Sorgues, 10.000 questionnaires ont été distribués en mai via le bulletin municipal, avec cette question : Si le CCAS négocie des contrats avantageux avec des mutuelles, seriez-vous intéressé ? 1.400 habitants ont répondu oui.

"Le prix est un élément important, il ne faut négliger les garanties offertes en contrepartie. Ne serait-ce que pour les contreparties de base : visites médicales, pharmacie, opérations, hospitalisations." Raymond Petit, adjoint au maire aux affaires sociales

700 familles sorgaises vont pouvoir adhérer en janvier 2017 à cette mutuelle communale. C’est celle-ci qui doit se charger de résilier l’ancienne (dans un délai de deux mois).

"Tous les gens se plaignent d’être couverts à des tarifs onéreux… Les gens ne se font pas soigner, ou retardent les soins pour des moyens financiers. Moi ça me touche ! On se devait que le plus de gens possible soient couverts, personne n’est à l’abri de quoi que ce soit." Raymond Petit

Reportage de Maxime Peyron

Partager sur :