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Santé – Sciences

VIDÉO - Débat sur les urgences : "Il faut prendre des décisions maintenant, sinon nous allons droit dans le mur"

mardi 12 mars 2019 à 9:12 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Pays de Savoie

Dans le cadre du grand débat national, l'association Samu-Urgences de France, dont le président est le chef des urgences du CHR Metz-Thionville, François Braun, organise un débat simultané dans onze villes de France, ce mardi soir, dont Metz et Forbach.

François Braun, chef du service des urgences du CHR Metz-Thionville
François Braun, chef du service des urgences du CHR Metz-Thionville © Radio France - magali fichter

Moselle, France

Un débat sur les urgences, dans le cadre du grand débat national. Cela se passe ce mardi soir, de 19h à 21h, dans onze villes de France, dont Metz (à l'hôtel de ville) et Forbach (au centre des congrès du Burghof). Pour François Braun, chef des urgences du CHR Metz-Thionville, et président de l'association Samu-Urgences de France, "nous demandons trop souvent leur avis à des spécialistes, et pas assez à des citoyens. Les urgences reviennent souvent dans l'actualité, on est habitués à des débats d'experts, mais on ne demande pas assez aux gens qui utilisent ces services quel est leur ressenti par rapport à eux."

Les urgences, ce n'est pas que l'été quand il fait chaud, et l'hiver quand il y a la grippe"

Le débat s'articulera autour de deux parties : une première sur la connaissance du système des urgences, et une seconde, consacrée aux propositions : que faudrait-il pour que les urgences fonctionnent mieux ? Qu'envisagez-vous pour vos urgences de demain ? Les réponses des onze villes de France qui participent simultanément au débat seront ensuite synthétisées et envoyées sur le site du grand débat, mais également à la ministre de la Santé. 

"C'est une manière de dire que les urgences, ce n'est pas que l'été quand il fait chaud, et l'hiver quand il y a la grippe, explique François Braun. Le problème est beaucoup plus important, et il faut prendre des décisions maintenant, sinon nous allons droit dans le mur".

Quatre personnes sur dix vont aux urgences alors qu'elles pourraient être prises en charge différemment

Car l'heure est grave. "Les urgences sont aujourd'hui totalement saturées" en aval, "c'est à dire quand on doit trouver des lits dans l'hôpital pour hospitaliser des gens", et en amont, "avec des personnes qui se dirigent vers nos services d'urgence alors qu'elles pourraient être prises en charge différemment", ce qui représente quatre personnes sur dix ! "Ils pourraient aller, par exemple, voir leur médecin généraliste, ou voir une maison médicale de garde". 

Avant d'aller aux urgences, appelez le 15

François Braun a un conseil : "Avant de vous déplacer, appelez le 15, la régulation médicale du SAMU, vous aurez un médecin au téléphone qui vous donnera la meilleure solution en fonction de l'endroit où vous êtes, de ce qui vous arrive, et des difficultés autour.

Il évoque aussi la mise en place future d'un logiciel "avec la CPTS, l'organisation des médecins libéraux : c'est un peu comme quand vous appelez une centrale de taxis, un message est envoyé sur le téléphone portable d'un certain nombre de chauffeurs et il y en a un qui répond en disant qu'il est disponible. C'est un peu la même chose, en passant par la régulation du SAMU, _on pourra vous trouver un médecin qui pourra vous prendre en consultation_, si tant est que la consultation est urgente."

C'est très difficile pour quelqu'un d'analyser ce qui lui arrive"

"C'est très difficile pour quelqu'un d'analyser ce qui lui arrive", d'où l'importance du médecin régulateur. François Braun rappelle que, dans le cas de l'affaire Naomi Musenga à Strasbourg, qui est encore dans toutes les têtes, "il y a eu un dysfonctionnement majeur, il n'y a pas eu de contact" avec ce médecin régulateur. Bien sûr, mécaniquement, la surcharge va se déporter sur les appels à la régulation. "Mais c'est l'une des seules solutions, actuellement, pour résoudre rapidement le problème".

François Braun, invité de la rédaction de France Bleu Lorraine