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Dans le Loiret, la campagne de vaccination contre le Covid-19 débutera à l'Ehpad de Coullons

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Par , France Bleu Orléans

La campagne de vaccination contre le Covid-19 devrait démarrer ce mardi dans le Loiret. Vaccination dans les Ehpads dont "La Chanterelle" à Coullons. La majorité des 47 résidents a donné son accord. Médecin retraité, le Dr. Emmanuel Bisot, reprend du service, il va vacciner les pensionnaires.

Le docteur Emmanuel Bisot va vacciner les résidents de l'Ehpad de Coullons
Le docteur Emmanuel Bisot va vacciner les résidents de l'Ehpad de Coullons - Lydie Lahaix

La vaccination contre le coronavirus, devrait débuter, ce mardi, dans le Loiret, dans 3 Ehpad privés et associatifs dont "La Chanterelle". Cet Ehpad-maison de retraite situé à Coullons, près de Gien, accueille 47 résidents, c'est l'un des plus petits de la région Centre-Val de Loire. Il a été choisi site pilote par l'Agence régionale de santé pour lancer cette campagne de vaccination dans notre département. 

Une vaccination sur toute la semaine

Les vaccins seront acheminés depuis la pharmacie de Coullons, qui jusqu'au dernier moment les garde au frais dans ses frigos avant de les transporter jusqu'à l'Ehpad. Ce sont trois médecins généralistes (dont deux à la retraite) qui vont administrer le vaccin aux pensionnaires de l'établissement. 

Parmi eux, le docteur Emmanuel Bisot, 67 ans, retraité depuis l'hiver dernier, installé à Coullons depuis trente-cinq ans, les résidents le connaissent bien, pour la plupart c'était leur médecin traitant. Il a accepté de reprendre du service pour assurer cette vaccination anti-covid, qui va s'étaler sur 4 jours

La vaccination contre le Covid 19 va débuter à l'Ehpad La Chanterelle de Coullons
La vaccination contre le Covid 19 va débuter à l'Ehpad La Chanterelle de Coullons

Au dernier comptage sur les 47 résidents, il y a un seul refus (et une autre personne hospitalisée qui ne sera pas vaccinée). Le vaccin n'est pas obligatoire et jusqu'au dernier moment la personne est libre de changer d'avis. La vaccination aura lieu dans une pièce spécifique de l'EHPAD et il y aura une surveillance ensuite, pour s'assurer que le patient va bien. 

Impossible de vacciner tout le monde en même temps

"Nous allons vacciner entre 10 à 15 personnes par jour. Pourquoi ne pas faire tout en même temps ? C'est assez simple, on nous annonce peut-être chez les gens plus jeunes, qu'une personne sur deux a des effets secondaires peu graves, durant deux jours c'est-à-dire des douleurs musculaires, de la fièvre, de la fatigue et nous souhaitons pouvoir surveiller les gens, en tout cas durant les premières vingt-quatre heures. Or si nous vaccinons tout le monde en même temps, le personnel ne pourra pas suffire à la tâche et pour éviter qu'il ne soit surchargé, nous allons répartir cela sur la semaine".

Recueillir le consentement, contacter les familles quand il le fallait, cela a pris du temps

En amont, c'est toute une organisation qui a été mise en place. Les médecins ont travaillé la semaine dernière avec le personnel soignant de l'EHPAD, à recueillir le consentement des résidents ou de leurs familles quand ils ne sont pas en mesure de donner eux-mêmes leur avis. Cela a pris du temps, sans compter que tout doit apparaitre, noir sur blanc dans le dossier du patient, c'est une demande de l'ARS et c'est assez lourd reconnait le docteur Bisot. 

"C'est une traçabilité très importante, on nous demande même de noter quel est le bras qui a été piqué, c'est beaucoup et je pense que cela va demander une surcharge de travail non négligeable pour les médecins et le personnel des maisons de retraite" estime-t-il.

En ce qui le concerne, le docteur Bisot trouve normal de revenir pour donner un coup de main dans le cadre de cette campagne de vaccination dont il ne dit pas, actuellement en pleine polémique, s'il la trouve trop lente ou pas. "Chacun doit faire ce qu'il sait faire et vacciner je crois que je sais faire, je l'ai fait pendant 40 ans, je peux peut-être le faire encore durant quelques jours" conclue-t-il en souriant.

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