Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Début des auditions à l'Assemblée sur les dangers des nitrites dans la charcuterie

-
Par , France Bleu

La mission d'information de l'Assemblée nationale sur la dangerosité des sels nitrités dans la charcuterie débute ses auditions mardi 3 mars à 14h. Les parlementaires se donnent deux mois pour envisager l'interdiction de ces additifs soupçonnés d'augmenter le risque de cancer du colon.

De nombreux jambons contiennent des nitrites, accusés d'être mauvais pour la santé.
De nombreux jambons contiennent des nitrites, accusés d'être mauvais pour la santé. © Maxppp - Lionel VADAM

Les nitrites dans le jambon lui donnent sa couleur rose et lui permettent de se conserver plus longtemps. Mais ils sont accusés de favoriser les cancers colorectaux. En 2015, l'organisation mondiale de la santé a même classé la charcuterie produit cancérogène. Un acharnement dénoncent les charcutiers. Trois députés veulent en avoir le cœur net. Ils vont auditionner à partir de mardi 3 mars dans le cadre d'une mission d'information, pendant deux mois des producteurs, artisans, industriels, associations de consommateurs, la grande distribution et des scientifiques.

Pourquoi certains charcutiers s'en passent ? 

Les sels nitrités sont-ils indispensables pour la conservation des charcuteries ? Quels impacts sur les consommateurs ? Pour quelles raisons certains industriels continuent d’en utiliser quand d‘autres s’en passent ? Telles sont les questions que se posent les trois députés membres de la commission des affaires économiques : Barbara Bessot-Ballot, Michèle Crouzet et Richard Ramos.

La taxe sur les charcuteries contenant des sels de nitrites rejetée

Le député MoDem Richard Ramos avait défendu cet autonome un amendement pour taxer 0,10 centime d'euros par kilogramme la charcuterie contenant des sels nitrités. La mesure défendue par une cinquantaine d'élus LREM, UDI-Agir, PS ou LFI, avait été adoptée en commission malgré les réticences du rapporteur général Olivier Véran (LREM). La taxe avait été rejetée dans l'hémicycle le 24 octobre 2019.

L'industrie charcutière représente 135 000 emplois en France

Les débats a l'Assemblée ont été émaillés par la question des lobbies agro-alimentaires. L'industrie charcutière pèse lourd en France avec 135 000 emplois. "Je ne suis pas soumise à la pression des lobbies de l'alimentation", avait souligné la ministre de la Santé à l'époque Agnès Buzyn jugeant l'amendement prématuré et inefficace. Selon la ministre "l"effet néfaste serait dû à la transformation des nitrates en nitrite, mais cette conversion dans l'organisme humain est très variable et insuffisamment documentée". Elle avait également souligné l'inefficacité d'une si petite taxe pour changer les comportements des producteurs ou réduire la consommation des acheteurs.

Les techniques industrielles en cause

La salaison industrielle a remplacé la salaison naturelle traditionnelle. La viande était frottée au sel et séchée durant plusieurs mois dans des endroits ventilés. Pour la salaison du jambon, l’industrie utilise des nitrites (nitrites de sodium E250, nitrites de potassium E249), du sel ou des bouillons de légumes (le céleri par exemple) contenant aussi des nitrites et des nitrates. Ces traitements de salaison rapide permettent d’obtenir un beau produit rose et moins fragile. Le jambon sans nitrite est plutôt gris et doit se consommer très rapidement.

Les recommandations de l'agence de sécurité alimentaire

L'Anses, l'agence de sécurité alimentaire recommande de réduire considérablement la consommation de charcuteries (telles que le jambon, saucisson, saucisse, pâté, etc.) afin qu’elle ne dépasse pas 25 g par jour soit l'équivalent d'une belle demi-tranche de jambon, ou alors si l'on en mange plus pas plus d'une fois par semaine.

Calendrier des premières auditions : 

  • Mardi 3 mars 2020 _14h00_Audition, ouverte à la presse, de M. Antoine Quentin, directeur de l’ANIA, accompagné de Mme Victoire Perrin, responsable des affaires publiques.
  • Mardi 3 mars 2020 _14h45_Audition, ouverte à la presse, de M. Bernard Vallat, président de la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (FICT), accompagné de M. Fabien Castanier, délégué général et de M. Thierry Gregori, directeur des affaires scientifiques et réglementaires.
  • Mercredi 4 mars 2020 _13h00_Audition, ouverte à la presse, de M. Guillaume Wagner, directeur général adjoint de la société André Bazin (sous réserve de confirmation).
  • Mercredi 4 mars 2020 _14h00_Audition, ouverte à la presse, de M. Arnaud de Belloy, président-directeur général de Herta, accompagné de Mme Laurence Enault, directeur R&D et de M. Fabio Brusa, responsable communication externe.
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu