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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : des élus des Ardennes demandent à sortir de la zone rouge

Des élus ardennais demandent au ministère de la Santé de classer le département en vert sur la carte du déconfinement. Les Ardennes sont plus épargnées par le coronavirus que le reste du Grand-Est mais un critère régional place le département parmi les territoires en rouge.

La carte du déconfinement (jour 2)
La carte du déconfinement (jour 2) © Radio France - Gouvernement

À l'initiative de la députée "Les Républicains" des Ardennes Bérengère Poletti, plusieurs élus ardennais demandent au ministre de la Santé Olivier Véran de revoir la carte du déconfinement et de sortir les Ardennes de la zone rouge

Parmi les 37 premiers signataires figurent les députés Bérengère Poletti et Pierre Cordier, les sénateurs Benoît Huré et Marc Laménie, le président du Conseil départemental Noël Bourgeois, le maire de Charleville-Mézières et président d'Ardenne Métropole Boris Ravignon, le maire de Sedan Didier Herbillon ou encore le président d'Ardenne Thiérache Miguel Leroy.   

Il nous semble que le processus de déconfinement doit reconnaître le travail et les résultats remarquables dans les Ardennes - extrait du courrier des élus ardennais au ministre de la Santé   

Si les effets annoncés de ce classement se limitent pour l'heure à la réouverture des parcs et jardins et des collèges dès le 18 mai, Bérengère Poletti craint que d'autres annonces restreignent la possibilité d'un retour à la normale pour les zones en rouge. Pour Noël Bourgeois, président du Conseil départemental des Ardennes, "le classement peut véhiculer l'image d'un département avec une circulation du virus plus importante et engendrer des difficultés touristiques"

Les Ardennes en rouge en raison d'un critère régional   

Si l'on s'en tient à l'échelle départementale, les Ardennes respectent les critères pour un classement en vert. Avec 600 cas confirmé au 4 mai 2020, 192 hospitalisations dont 41 décès et 118 retours au domicile, le département a été relativement épargné par l'épidémie de coronavirus Covid-19.

Sont classées en rouge sur la carte du déconfinement les zones :     

  • plus de 6 % des passages aux urgences concernent une suspicion de coronavirus. Les Ardennes sont à 1,5%. 
  • plus de 80% des lits en réanimation sont occupés. Les Ardennes sont à 66 %, mais c'est l'échelle régionale qui a été retenue. Or le Grand-Est compte, au 4 mai 2020, 471 lits de réanimation pour 514 patients hospitalisés (soit un taux d'occupation de près de 110%). Seuls les lits existants en temps normal sont pris en compte, les places supplémentaires ouvertes depuis le début de la crise sont exclues du calcul car elles nécessite des renforts de personnels déjà très sollicités.  Les Ardennes comptent actuellement 39 lits de réanimation, dont 10 sont occupés.    

Le critère (du nombre de place en réanimation) nous est favorable mais il n'est pas retenu car il est évalué au niveau régional - extrait du courrier des élus ardennais au ministre de la Santé   

Un troisième critère doit être ajouté, celui de la capacité d'un département à réaliser des tests de dépistage sur les nouvelles suspicions de cas symptomatiques. Les hopitaux ardennais peuvent réaliser actuellement 300 à 400 tests par semaine et devrait atteindre une capacité de 600 tests d'ici mi-mai, pour un besoin évalué à 350 tests de dépistage hebdomadaire.   

La réponse des autorités 

Le classement des Ardennes en rouge a d'autant plus surpris les élus locaux que le gouvernement avait annoncé une catégorisation selon les situations départementales.   

"Il est logique d'apprécier le critère des capacités hospitalières de réanimation à l'échelle régionale car _il est illusoire de penser que, si un rebond se produit dans les Ardennes, nous pourrons nous en sortir sans avoir à compter sur le soutien des autres départements du Grand-Est_, de la même manière que les Alsaciens ont pu compter sur les Ardennes au moment de leur pic épidémique", explique le préfet des Ardennes, Jean-Sébastien Lamontagne.   

La carte, rouge ou verte, est à visée de santé publique. Il ne faut pas prendre des indicateurs de santé publique comme une note sur le fait qu'on a bien ou pas bien travaillé - Nicolas Villenet, délégué de l'Agence régionale de Santé dans les Ardennes.   

"_Ce n'est pas de la politique, c'est de la santé publique_. C'est suicidaire pour les Ardennes d'envisager de relâcher s'il n'y a pas suffisamment de places dans les départements voisins", résume Jean-Luc Warsmman. Le député « Les Constructifs » des Ardennes explique avoir relayé l'incompréhension de la population ardennaise lors d'un entretien avec un conseiller du ministre de la Santé Olivier Véran ce samedi 2 mai. Surpris à l'annonce du classement, Jean-Luc Warsmann estime aujourd'hui que cette décision est celle de la sagesse.   

Dans la Marne aussi   

Des élus de la Marne veulent aussi des explications sur le classement en rouge du département. Franck Leroy, le président de l’association des maires de la Marne et Christian Bruyen, le président du Conseil départemental de la Marne ont envoyé, ce lundi 4 mai, un courrier au préfet du département. Ils veulent connaitre les facteurs qui ont conduit au classement en zone rouge de la Marne et demandent une réévaluation précise, transparente de ce classement. Ils souhaitent aussi que les élus du départements soient davantage consultés. 

Pour eux, le fondement de ce classement est incertain, notamment parce ce que les indicateurs présentent un ralentissement de la circulation du coronavirus dans le département. Franck Leroy et Christian Bruyen estiment que ce classement inquiète la population et stigmatise le territoire sur le plan national.  

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