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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : l’appel au secours d’un restaurateur de Foussemagne

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les restaurateurs et cafetiers sont les principales victimes de la crise sanitaire. Leur fermeture imposée le 14 mars dernier a plombé les finances. A Foussemagne dans le Territoire de Belfort, le relais d’Alsace est en grand danger. Son gérant demande de l’aide à la préfecture.

 Le relais d’Alsace à Foussemagne risque la fermeture si la situation sanitaire ne se décante pas rapidement
Le relais d’Alsace à Foussemagne risque la fermeture si la situation sanitaire ne se décante pas rapidement - Photo relais d’Alsace

La deuxième phase du déconfinement est au cœur d’un nouveau conseil de défense ce jeudi autour du premier ministre. Edouard Philippe devrait notamment dévoiler les modalités de réouverture des établissements du secteur du tourisme et de la restauration situés en zone verte. Ces professions ont payé au prix fort les effets de la crise du coronavirus.

Du rouge au vert ?

La Bourgogne Franche-Comté est toujours en rouge … comme les finances des restaurants en grande souffrance depuis le début de l’épidémie du Covid 19. Certains sont au bord du précipice. A Foussemagne dans le Territoire de Belfort, le relais d’Alsace, aux portes du Haut Rhin, 67 couverts dont la moitié en terrasse, risque la faillite et la disparition si la situation n’évolue pas. Les nouveaux propriétaires, un couple, devaient ouvrir le 10 avril mais le confinement a tout bouleversé mettant leur enseigne en péril. 

Un restaurant en sursis

C’est un appel au secours que lance aujourd'hui le gérant. Christophe Gincourt a investi près de 70 000 euros pour racheter ce restaurant qui ne peut toujours pas ouvrir. « Ce serait dommage de voir perdre un restaurant dans un petit village qui le fait vivre. C’est le seul à Foussemagne. Il pourrait disparaître si ça continue un mois de plus. Il y a du passage ici. Si on peut avoir un coup de pouce, ce serait mieux. On a fait toutes les démarches. Je suis un peu dégoûté, démotivé. Je sais que si ça dure encore un mois, je serai obligé d’arrêter mon projet. Ca me ferait mal au cœur car c’est un superbe établissement », explique le gérant. 

Eligible à aucune aide financière

Christophe Gincourt a racheté le restaurant au début de l’année et a reçu l’autorisation d’exploitation le 3 mars juste avant le confinement. Avec son épouse, il avait fixé la date d’ouverture au 10 avril. Le coronavirus est depuis passé par là. Au fil des jours en consultant régulièrement son comptable, il s’est rendu compte que sa jeune entreprise ne répondait à aucun critère pour bénéficier d’aides financières pour son établissement de 500 m2. Elle n’est éligible ni à l’aide à installation (1 500 euros), ni au fond de solidarité mis en place par l’Etat. Un crédit "secours" de 5 000 euros lui a même été récemment refusé par les banques.

Le soutien de l’union des restaurateurs

Comme d’autres dans la difficulté, l'UMIH du Territoire de Belfort, l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie, a récemment apporté son soutien au restaurant de Foussemagne « C’est un appel au secours, à la survie que lancent les nouveaux gérants. L’Etat et les banques ne répondent pas. C’est une jeune entreprise qui n’a pu bénéficier d’aucune aide », explique Sébastien Goudey, président de l’UMIH du Territoire de Belfort. Le Relais d’Alsace courre aujourd’hui le risque d’un redressement judiciaire et d’une liquidation si la situation n’évolue pas favorablement.  Le restaurant doit rouvrir le plus vite possible mais c'est la situation sanitaire en France qui dicte la loi.

L’appel à la préfecture 

L’ancien chef cuisinier reconverti estime avoir déjà perdu 40 000 euros à cause de la fermeture imposée. Il en appelle à la préfecture de Belfort à qui il a transmis récemment un dossier de demande d'aide. « La seule solution, c’est de pouvoir ouvrir le restaurant le plus rapidement possible. Mais comme on est encore en zone rouge, on reste dans l’inconnu », explique Christophe Gincourt. En attendant, le restaurant a besoin d’un sérieux coup de pouce pour ne pas mettre la clé sous la porte. « Qu’on essaye de m’épauler, de m’écouter. Je ne demande pas des millions. C’est mon premier projet de reprise en restauration. Abandonner, ce serait un échec », s'inquiète le gérant du relais d’Alsace qui dit n’avoir reçu pour l’instant aucune réponse de la préfecture.

Si je n’ouvre pas, j’arrête le projet ! - le gérant du relais d’Alsace

Le patron du restaurant avait prévu d’embaucher un serveur et un cuisinier qui sont dans l'attente.  Christophe Gincourt et son épouse gèrent la situation comme ils le peuvent mais ne se tirent aucun salaire pour l'instant. « Si je n’ouvre pas, j’arrête le projet ! », dit-il.

Le relais d’Alsace compte 67 couverts dont 35 en terrasse
Le relais d’Alsace compte 67 couverts dont 35 en terrasse - Photo / relais d’Alsace

Pour limiter la casse, il propose de la vente à emporter et sert entre 60 et 80 repas le weekend. Mais il a désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Cet établissement fait partie du patrimoine de Foussemagne qui compte près de 1 000 habitants. La municipalité a apporté son soutien au restaurateur en distribuant des publicités pour ses ventes à emporter mais ne peut pas l’aider sur le plan financier. « J’ai toujours connu ce restaurant, il existe depuis la nuit des temps. C’est un endroit emblématique de la commune », conclut l’ancien maire Serge Picard qui vient de céder l’écharpe tricolore à Arnaud Miotte.

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