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Déconfinement en Moselle : "L'épidémie est toujours là"

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Le docteur Marie-France Olieric, nouvelle présidente de la Commission médicale d'établissement (CME) du CHR de Metz-Thionville, constate un certain relâchement dans l'application des gestes barrières alors que le Covid-19 n'a pas dit son dernier mot.

L'entrée des urgences du CHR Metz-Mercy L'entrée des urgences du CHR Metz-Mercy
L'entrée des urgences du CHR Metz-Mercy © Radio France - Cécile Soulé

Gynécologue-obstétricienne à l'hôpital Bel Air de Thionville, le docteur Marie-France Olieric est depuis la semaine dernière la nouvelle présidente de la Commission médicale d'établissement (CME) du CHR de Metz-Thionville. Alors que la France est loin d'en avoir terminé avec l'épidémie de coronavirus et avec la menace d'une deuxième vague, les rassemblements à l'occasion de la Fête de la musique montrent un relâchement inquiétant des comportements.

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France Bleu Lorraine : Les Français se relâchent-ils trop ? 

Marie-France Olieric : Ils ont eu très peur. Maintenant les données d’hospitalisation, notamment en réanimation sont rassurantes. Les français avaient besoin d’être rassurés, mais ils l'ont été peut-être trop et qu’ils respectent moins les gestes barrières et les mesures de distanciations sociales. On l’a bien vu ce week-end effectivement (lors de la fête de la musique).

Le déconfinement va-t-il donc trop vite ? 

Je ne pense pas qu’on aille trop vite. On avait tous besoin de retrouver un semblant de vie normale. Par contre je pense que les mesures que nous tous appliquer, il faut les respecter. En quelques jours, nos habitudes se sont envolées, on a l’impression qu’on a tout oublié.

Particulièrement sur le port du masque...

C’est étrange, parce que quand nous avions tous peur de manquer de masques, nous avions besoin et envie d’un masque. Et maintenant qu’on en trouve partout, les gens le mettent moins. Dans Thionville, dans les magasins où les masques sont obligatoires, les gens le portent bien. Mais dans la rue, ils le respectent moins. A bonne distance, ce n’est pas obligatoire, mais quand on est serrés les uns contre les autres c’est indispensable. 

Quelle est la situation dans les établissements de Moselle ? 

On a très peu de cas qui restent en réanimation et dans les services hors réa au CHR. Il y a encore un peu plus de cas dans certains hôpitaux de Moselle-Est. Mais la situation à l’hôpital s’est nettement améliorée

Concernant les tests, on observe une hausse importante des cas détectés en Meurthe-et-Moselle. Comment expliquez vous une telle différence avec la Moselle ? 

La différence entre les départements est variable. On l’a vu avec les clusters où on se retrouve avec une toute petite zone géographique une augmentation de cas importants. Maintenant je ne m’explique pas la différence avec la Meurthe-et-Moselle. Mes collègues de Nancy ne nous ont fait aucun retour récent sur une hausse des cas qu’ils avaient dépisté. En tout cas ces données doivent faire garder dans l’esprit de chacun que l’épidémie est toujours là et peut redémarrer assez rapidement. Il faut quand même penser que cette deuxième vague peut arriver et qu’il faut rester vigilant. 

La surmortalité dans les départements entre le 1er mars et le 8 juin © Visactu

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