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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : l’hôpital du Mans prépare l’après 11 mai

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Par , France Bleu Maine

L’hôpital du Mans doit présenter à l’Agence Régionale de Santé sa feuille de route pour, d’une part continuer à accueillir pendant plusieurs mois les patients atteints du Covid et, d’autre part, poursuivre la relance de ses autres activités, notamment chirurgicales. Un plan départemental.

L'entrée de l'hôpital du Mans (Sarthe).
L'entrée de l'hôpital du Mans (Sarthe). © Radio France - Alexandre Chassignon

Apprendre à vivre avec le Covid-19 : c’est tout l’enjeu du déconfinement qui va se dérouler progressivement, en France, à partir du lundi 11 mai 2020. L’hôpital du Mans se prépare à cette nouvelle phase. Il peaufine son plan de relance de l’activité. Le défi est double : maintenir un haut niveau de prise en charge des patients atteints du coronavirus tout en reprenant les autres consultations et opérations. Ce plan qui s’entend au niveau départemental (avec les structures publiques comme privées) doit être transmis à l’Agence Régionale de Santé (ARS) avant le 2 mai.
 

Cinq questions au docteur Joël Pannetier, médecin urgentiste, responsable des situations sanitaires exceptionnelles au Centre Hospitalier du Mans. 

Quelle est la situation, actuellement, à l’hôpital du Mans ? 

« Depuis plusieurs jours, nous constatons une relance de l’activité non liée au Covid. C’est l’évolution normale des choses et c’est rassurant. Nous commencions à nous inquiéter de ne plus voir de patients atteints, par exemple, de pathologies chroniques. Nous commençons à revoir ces personnes, notamment dans le circuit des urgences. Nous nous préparons à associer ces deux problématiques au sein de l’hôpital : d’une part maintenir l’activité Covid pendant une durée très longue et, d’autre part, relancer les autres activités ».
 

De quelle manière l'organisation de l'hôpital va-t-elle évoluer?  

« On ne peut pas tout changer à la hâte ! Ce plan est coordonné par l’Agence Régionale de Santé. Nous devons rendre nos propositions, en lien avec tous les acteurs de santé du département, publics et privés, avant le 2 mai. D’ici là, nous devons évaluer le volume d’activité liée au Covid que nous estimons devoir maintenir. Et nous en déduirons notre capacité à rouvrir telle ou telle activité non liée au Covid. Nous devons préciser, par exemple, nos ressources en matériel et en personnel, notre capacité d’hospitalisation… » 

Tout ne va pas s'arrêter le 11 mai !

Quelles sont les premiers axes de ce plan que vous allez présenter ?  

« Tout ne va pas s’arrêter le 11 mai ! On peut s’attendre à un rebond du virus. Et, même si nous évitons une seconde vague, nous savons que nous aurons une activité persistante assez grande liée au Covid pendant les prochains mois. Il faut aussi que nous soyons capables de remettre en place notre organisation de crise en quelques jours ou quelques heures. Au plus fort de la crise, nous avions 42 lits en réanimation, contre 17 en temps normal. Nous n’avons pas encore statué sur le nombre de lits à conserver mais nous savons que ce sera plus que 17 ». 

L’hôpital du Mans est-il en capacité "d’absorber" toutes ces tâches ?  

« On s’attache à relancer toutes les activités urgentes non liées au Covid. On l’a toujours fait. Mais nous allons augmenter les volumes. Certains patients ont besoin de reprendre des consultations ou doivent être opérés. Les urgences et semi-urgence seront absorbées, je pense, sans difficulté. Ensuite, il faudra faire le point sur ce qui pourra ou non être reporté à plus long terme ». 

Isolés en cas de symptômes

Comment réussir le déconfinement ? 

« Le 11 mai n’est que le début de la démarche ! Pour accompagner le déconfinement, nous devons veiller à la distanciation sociale dans notre quotidien. Nous devons intégrer les gestes barrières et repérer les signes cliniques évocateurs du Covid-19 : fièvre, douleurs musculaires diffuses, maux de gorge, toux, gêne respiratoire. En cas d’apparition de ces symptômes, il faut consulter son médecin. Dans ce cas, nous serons probablement isolés d’emblée voire dépistés. Les personnes en contact avec les porteurs du virus seront également isolées. Ceci pour limiter la diffusion du virus tout en ayant une vie à peu près normale. C’est très important. A l’hôpital aussi, nous devons intégrer ces règles. Nous devons aussi avoir une programmation différente des consultations pour éviter des salles d’attentes comportant beaucoup de monde ». 

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