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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : "le bon rythme" selon François Braun, chef des urgences du CHR de Metz-Thionville

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Par , , France Bleu Lorraine Nord

Le médecin messin juge positivement le calendrier donné par Emmanuel Macron pour sortir du confinement, tout en constatant que la situation reste fragile dans les hôpitaux.

François Braun, chef des urgences du CHR Metz-Thionville et président d'Urgences SAMU de France
François Braun, chef des urgences du CHR Metz-Thionville et président d'Urgences SAMU de France © Maxppp - Luc Nobout

Invité de France Bleu Lorraine ce jeudi 26 novembre, François Braun, chef de service des urgences du CHR de Metz-Thionville et président de SAMU et Urgences de France, constate une légère amélioration de la situation dans les hôpitaux et espère que la sortie progressive du déconfinement, la vigilance de chacun et l'arrivée d'un vaccinempêcheront une troisième vague d'épidémie de Covid-19.

France Bleu : Que pensez-vous de la méthode de déconfinement annoncée par Emmanuel Macron ?

François Braun : Le bon rythme a été donné. Il aurait été totalement inconscient de repartir sur le même rythme que le déconfinement précédent. On voit que les choses vont se mettre en place progressivement. Ça peut entrainer des colères des uns et des autres. Mais il est important qu’on n’ait pas à subir une 3e vague. Notre système de santé ne le supporterait pas. 

Il y a quelques semaines, vous nous disiez, au sujet de la situation dans les hôpitaux, que vous aviez de l’eau jusqu’aux genoux. Où est le niveau aujourd’hui ?

L’eau est montée jusqu’aux épaules mais elle s’est stabilisée si on veut continuer la comparaison. On ne constate pas encore de décrue majeure en réanimation mais c’est normal puisque ce sont des patients hospitalisés longtemps. Par contre, au niveau de la régulation médicale du SAMU et des urgences, on constate moins de patient Covid. Donc on est plutôt sur la bonne tendance. Mais il faut rester très prudent parce qu’il faut bien comprendre que l’hôpital est plein. Il y a encore beaucoup de patients Covid hospitalisés même si il en rentre moins et les patients commencent à sortir.   

Comment les soignants le vivent-ils ? 

Les soignants sont épuisés. Ils sont au front depuis maintenant dix mois, avec une très petite période de repos. Une tension qui est permanente donc oui, ce sera très difficile de redémarrer au front dans les circonstances actuelles.

En tout cas, dès que le vaccin sera disponible, je me ferai vacciner. 

L’arrivée d’un vaccin est-elle un espoir pour vous ? 

Oui on l’attend depuis un certain temps. Il a été développé de manière assez rapide mais dans des conditions tout à fait correctes d’après ce qu’on peut voir dans la littérature. Mais cela ne va pas tout régler. Il faut du temps pour l’administrer. On a un plan de vaccination massif de la population. Tout cela a été anticipé et préparé. Les vaccino-sceptiques ?  Il suffit de voir les dégâts que fait cette maladie, et pas que chez les personnes âgées avec plein de facteurs de risques. 

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