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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : les laboratoires dans la Loire en ordre de bataille pour multiplier les tests dès le 11 mai

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

700 000 tests par semaine en France dès le 11 mai, c'est l'objectif fixé par Edouard Philippe. En Auvergne-Rhone-Alpes, 23 sites de biologie médicale sont sur le pont. Des laboratoires organisent des dépistages « drive » depuis mi-mars. Aujourd'hui, ils se préparent d'arrache-pied au déconfinement.

Dès le début du confinement, les laboratoires Unilians se sont organisés comme à La Talaudière avec des dépistages façon « drive » pour tester les patients avec symptômes Covid-19.
Dès le début du confinement, les laboratoires Unilians se sont organisés comme à La Talaudière avec des dépistages façon « drive » pour tester les patients avec symptômes Covid-19. © Radio France - Mathilde Montagnon

A 2 semaines du début du déconfinement, dans le drive de dépistage du laboratoire Unilians de Montbrison, ce n'est pas la cohue en ce moment : 4 à 6 prélèvements par jour précise la directrice et biologiste Geneviève Ferret. Depuis la mi-mars, les laboratoires comme celui-ci sont à pied d'oeuvre pour tester les patients présentant des symptômes Covid-19 et réaliser les tests nécessaires dans certains EHPAD. Aujourd'hui, dans l'optique du 11 mai, on s'organise pour mettre les bouchées doubles dans tous les laboratoires du groupe. 

On devrait pouvoir faire évoluer nos capacités à 1200 prélèvements par jour dans la Loire ! - Geneviève Ferret, biologiste et directrice du laboratoire Unilians de Montbrison. 

Geneviève Ferret explique qu'une deuxième phase de montée en puissance dans les laboratoires se prépare avec le 11 mai.

"La demande a diminué ces dernières semaines dans les drive puisqu'on a déjà répondu à la demande les semaines qui précédaient mais le 11 mai, on sera encore plus prêt ! On va passer d'un début de crise où on devait être à une capacité de 100 à 150 prélèvements pour la Loire à une capacité qui monte à 500 et qu'on devrait pouvoir faire évoluer à 1200 par jour". 

Cet objectif de 1200 prélèvements dans la Loire demandera plus de personnel, plus de machines s'il le faut précise Geneviève Ferret parce qu'ils s'attendent à une hausse possible de demandes de dépistage avec le déconfinement. Les laboratoires du groupe y sont prêts, et ce dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Si la demande s'accélérait, le laboratoire s'adaptera et on s'équipera en machines complémentaires et en personnel - Geneviève Ferret.

Geneviève Ferret précise que les laboratoires sont prêts pour tester dès le 11 mai les patients avec symptômes ainsi que tous leurs contacts identifiés par l'ARS.

"En terme de prélèvements, je pense que oui, on a les capacités de le faire : les laboratoires sont prêts à effectuer non seulement les prélèvements pour les patients qui sont symptomatiques mais également pour tous leurs contacts qui ont été identifiés par l'enquête de l'ARS. 700 000 par semaine dans toute la France, on peut considérer que la région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est à peu près 10%, donc ça ferait 70 000 ! En tout cas, nous on apportera notre participation la plus forte. Et si toutefois la demande s'accélérait et qu'il y ait plus de besoins, le laboratoire s'adaptera et on s'équipera en machines complémentaires et en personnel". 

Les laboratoires de biologie médicale humaine sont donc en ordre de bataille... mais pas que ! Car en cas de très fortes demandes, ces laboratoires pourront s'appuyer, pour le travail d'analyses des prélèvements, sur des laboratoires vétérinaires comme ceux du groupe Terana. Le laboratoire de Clermont-Ferrand s'est totalement réorganisé pour s'y préparer comme l'explique Sylvain Naulot, le directeur des laboratoires Terana.  

On peut réaliser 400 analyses par jour : s'il le faut, on sera capable de doubler cette capacité ! - Sylvain Naulot, le directeur des laboratoires Terana.  

Sylvain Naulot explique que le laboratoire vétérinaire du groupe à Clermont-Ferrand servira de renfort en deuxième ligne des laboratoires de biologie médicale humaine.

"Çà suppose des équipements : il y a des automates d'extraction et d'amplification que l'on utilise classiquement pour nos analyses sur les animaux mais qui là vont être dédiés une grande partie de la journée sur les analyses humaines. Et puis surtout, on a une équipe de personnels compétents, ce sont 3 techniciennes qui vont être à pied-d'oeuvre pour réaliser toutes ces analyses-là. On a anticipé cette mise en place en achetant d'ores et déjà les réactifs et en les stockant. Aujourd'hui, on est capable de réaliser 400 analyses par jour : s'il le faut, on sera capable de doubler cette capacité en décalant les horaires de nos équipes pour venir en renfort des laboratoires humains qui peuvent voir leurs capacités d'analyses dépassées. "

Et ils ne sont pas les seuls : 10 autres laboratoires vétérinaires, de recherches ou départementaux ont aussi été appelés en renfort dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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