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Déconfinement : "Il faut faire des gestes barrière une habitude" pour le Professeur Gignon du CHU d'Amiens

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Par , France Bleu Picardie

Le professeur Maxime Gignon, chef du pôle prévention et épidémiologie du CHU d’Amiens, était l’invité de France Bleu Picardie après les anonces d'Emmanuel Macron sur la poursuite du déconfinement.

Lavage de mains à la solution hydroalcoolique
Lavage de mains à la solution hydroalcoolique © Radio France - Lagain Aurelie

Emmanuel Macron s’est adressé aux français, ce dimanche, trois mois après le début du confinement décidé pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Le président de la République annoncé un passage en zone verte pour toute la France, à l’exception de la Guyane et de Mayotte. Le professeur Maxime Gignon, chef du pôle prévention et épidémiologie du CHU d’Amiens était l’invité de France Bleu Picardie pour en parler. 

Toute la France repasse au vert. Le président de la République prend-il un risque en accélérant le déconfinement ? 

« Il prend un risque limité. La circulation du virus est nettement plus faible qu’il y a quelques semaines. C’est tout à fait cohérent que l’ensemble du territoire repasse au vert. Cependant, le virus circule toujours : il est donc important de conserver les mesures barrière. » 

Quelle est la situation de l’épidémie de Covid-19 en Picardie ? 

« Comme sur l’ensemble du territoire, la situation est bien moins tendue que ce que nous avons connu. Pour vous donner un ordre d’idée, nous avions dû ouvrir de nombreuses unités dédiées aux patients Covid au CHU d’Amiens : il n’en reste plus qu’une seule. En réanimation, il n’y avait en fin de semaine dernière qu’un à deux patients pris en charge pour cause de coronavirus. »

Le professeur Maxime Gignon, épidémiologiste au CHU d'Amiens
Le professeur Maxime Gignon, épidémiologiste au CHU d'Amiens - Simusanté

A quoi faut-il faire attention au quotidien pour éviter que la maladie circule ? 

« On peut reprendre des activités sociales, culturelles ou sportives mais tout en respectant, une fois de plus, les gestes barrière, la distanciation, l’utilisation du masque dans les lieux confinés, bien se laver les mains : une fois par heure environ. Le risque est limité, mais il n’est pas nul : il faut garder une forme de vigilance. A priori, le virus ne va pas disparaître. A priori, pas tant qu’il n’y n’aura pas de vaccin. »

Pendant combien de temps devrons-nous encore observer ces gestes barrière ?

« Idéalement, il faudrait que chacun en fasse une habitude pour sa vie courante : ces gestes marchent aussi pour d’autres épidémies, comme la grippe qui est beaucoup plus ancrée dans notre quotidien. Tant que nous n’aurons pas d’immunité, soit qui se fera naturellement parce que beaucoup de gens auront eu le Covid-19, soit parce que nous aurons un vaccin, il faudra appliquer les gestes-barrière pour nous protéger. »

Envisagez-vous une seconde vague de coronavirus ? 

« C’est _unehypothèse probable_. En France métropolitaine, la situation s’est améliorée. Mais ce n’est pas le cas en Guyane et à Mayotte. Et tout l’hémisphère sud est particulièrement touché par le virus, notamment l’Amérique du sud qui entre dans l’hiver austral. On craint qu’à l’automne le virus revienne sur le territoire français et soit à l’origine d’une seconde vague. Est-ce qu’elle sera aussi importante que la première ? Probablement pas. Est-ce qu’elle aura les mêmes conséquences en terme de confinement ? Je ne pense pas. En revanche, nous aurons clairement besoin d’un système capable de détecter : actuellement nous avons une capacité de test des personnes qui présentent le moindre symptôme qui est bien organisée et qui permet de suivre les nouveaux cas quasiment au jour le jour sur l’ensemble du territoire. Nous allons surveiller ça pour pouvoir adapter les réponses à la situation sanitaire. »

Le professeur Gignon a aussi évoqué le retour à l’école et au collège obligatoire dès le 22 juin, la mobilisation de soignants prévue le mardi 16 juin et a tiré un bilan global de la crise du coronavirus. 

Son interview complète est à réécouter ici :

Le professeur Gignon recommande la poursuite des gestes barrière aussi longtemps que possible

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