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Santé - Sciences

Démission collective : le ras-le-bol des médecins chefs de services au CHU de Saint-Étienne

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La colère ne retombe pas dans les hôpitaux. Ce mardi, partout en France, 1000 médecins et 600 chefs de services présentent leur lettre de démission collective de leurs fonctions administratives. À Saint-Étienne, presque l'ensemble des chefs de services sont signataires.

Une grande partie des chefs de services du CHU de Saint-Étienne menacent de démissionner
Une grande partie des chefs de services du CHU de Saint-Étienne menacent de démissionner © Maxppp - Charly Jurine

Saint-Étienne, France

L'hôpital public français est toujours en crise. Une vague de démission est attendue ce mardi partout dans le pays. Les chefs de services renoncent à leurs tâches administratives pour dénoncer de nombreux dysfonctionnements qui les empêchent de travailler correctement. 

Pour le Dr. Frédéric Lucht, du pôle anesthésie, réanimation, néphrologie et infectiologie, la gouvernance de l'hôpital n'est pas équilibrée. Aujourd'hui ce sont des administratifs qui prennent des décisions, qui ne vont pas forcément dans le sens des médecins. "Les administratifs ne connaissent pas forcément bien les fonctions de recherche, d'enseignement et de soin, et c'est normal parce que ce n'est pas leur job. Mais les médecins ne se sentent plus à l'aise dans ce système où ils n'ont plus aucune voix au chapitre, ce n'est pas acceptable" déplore-t-il.

Autre problème que dénonce le Dr. Céline Chauleur, cheffe du service de gynécologie-obstétrique, c'est la fuite du personnel vers le privé. C'est le cas notamment des paramédicaux, mais aussi des spécialités en tension, comme l'anesthésie. Cela devient très compliqué de recruter infirmières, et aides soignant, il manque donc du monde pour faire tourner les services. "Moi si je n'ai pas d'anesthésiste, je ne peux pas opérer, je ne peux pas faire accoucher des patientes,  je ne peux pas surveiller correctement des dames" regrette-t-elle. 

Les chefs de services réclament une revalorisation des salaires ou au moins une prime pour les convaincre de rester. Ils souhaitent aussi une réforme du mode de gouvernance, pour laisser plus de place aux médecins. Pour cela le gouvernement a lancé en novembre dernier un mission menée par un médecin lyonnais, le professeur Clarisse qui doit imaginer une nouvelle façon de diriger les hôpitaux.

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