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Santé - Sciences

Démissions des médecins hospitaliers : "Ne plus cautionner la catastrophe annoncée de l'hopital public"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les médecins n'en peuvent plus d'avoir aussi peu de moyen pour bien faire leur travail et bien accueillir les patients. Ils brandissent donc la menace de ne plus assurer leurs charges administratives.

Le service des urgences est en grève à l'hôpital de Saint-Etienne (Loire) -  sur une banderole "Urgences saturées - Personnel épuisé". 6 août 2à&ç.
Le service des urgences est en grève à l'hôpital de Saint-Etienne (Loire) - sur une banderole "Urgences saturées - Personnel épuisé". 6 août 2à&ç. © Radio France - Guillemette Franquet

Saint-Étienne, France

Un geste fort et symbolique de la part des médecins des hôpitaux !  Ils sont 1000 médecins et 600 chefs de service à remettre une démission collective aujourd'hui. Nouvelle méthode pour alerter sur les moyens insuffisants pour bien faire leur travail et bien accueillir les patients. A 7h50 nous étions avec le Professeur Jean-Marc Phelip, gastro-entérologue, chef du pôle gastro-entéro-hépatologie et cancérologie digestive au CHU de Saint-Étienne.

INTERVIEW - Jean-Marc Phelip

Combien de chef de services et de pôle démissionnaires y-a-t-il au CHU de Saint-Étienne ?

Nous sommes 40 démissionnaires chefs de structure, chefs de service ou chef de pole. La quasi-totalité des chefs de pole vont poser leur démission aujourd'hui mardi à 11h au CHU de Saint-Étienne.

Dans les faits, arrêtez-vous le travail ?

Non. On continue à soigner les patients. On va démissionner de toutes nos fonctions administratives pour montrer qu'on ne cautionne plus le système de gestion de l’hôpital public qui va à la catastrophe. 

Quelle conséquence cela peut-il avoir ?

Les responsables de structure s'occupent de beaucoup de choses. La gestion des flux, la gestion des patients. L'articulation des poles entre eu, la recherche. Cette démission va avoir un impact sur le fonctionnement de l’hôpital sans en avoir sur les soins.  Ca n'est pas un mouvement contre les directions. A Saint-Étienne, les relations sont plutôt bonnes avec notre direction. On a déjà sollicité la Ministre qui nous a reçu mais qui a refusé toutes nos propositions. 

Quelles propositions proposez-vous ?

Des États Généraux de la santé pour revoir complètement la politique de l’Hôpital public. La pénurie s'est installée depuis 20 ans parce que le financement n'est pas adapté aux soins modernes. Aujourd'hui il repose sur l'activité et pas sur la qualité des soins. Notre grande revendication s'est de réclamer un financement pour le bon soin et à hauteur de ce que cela coute. Aujourd'hui les milliards de déficits de l’Hôpital public sont des déficits organisés par l’État, à force de restrictions et de réductions de budgets. La 2e revendication c'est la revalorisation des salaires des médecins mais aussi des infirmières. 

Votre patience a-t-elle atteint ses limites ?

On ne veut plus cautionner la catastrophe annoncée de l’hôpital public. A la fin c'est sur nos patients que ça va rejaillir. Ce ne sont pas de problèmes liés à la qualité du personnel mais à la pénurie. On n'a pas le même poids que les personnels de la SNCF ou des transports en général. Le problème des retraites efface un peu notre message. Ce mouvement se poursuivra car c'est la structuration même du système qui n'est plus fonctionnelle.  On n'a pas d'autres choix que d'en arriver là.

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