Santé – Sciences

Dépakine : Estelle Ervé-Legros se bat pour faire reconnaître la maladie de son fils

Par Anne Oger, France Bleu Orléans vendredi 30 septembre 2016 à 9:21

Estelle Ervé-Legros avait installé un stand d'information la semaine dernière à Orléans
Estelle Ervé-Legros avait installé un stand d'information la semaine dernière à Orléans - Estelle Ervé-Legros

Le parquet de Paris a ouvert la semaine dernière une information judiciaire contre le laboratoire Sanofi dans le scandale de la Dépakine, cet antiépileptique dangereux pour les femmes enceintes. Une habitante de Saint Jean de la Ruelle fait partie des victimes

Estelle Ervé-Legros est épileptique depuis la naissance. Sa neurologue lui a prescrit de la Dépakine en 2003 et lorsqu'elle est tombée enceinte en 2006, il n'a pas été question de lui retirer ce médicament. Pourtant certains professionnels se montraient déjà prudents sur son utilisation pendant la grossesse. 9 mois plus tard, Téo est né, avec de nombreuses malformations, au coeur, au pied, aux intestins. "Il a 9 ans aujourd'hui et il a subi presque une opération par an".

14 000 femmes enceintes exposées

Pour Estelle Ervé-Legros cela ne fait aucun doute : Téo est un bébé-Dépakine, c'est le valproate de sodium, la molécule de la Dépakine, qui est à l'origine de ces malformations. Elle va aujourd'hui de médecins en médecins pour que le lien soit formellement établi. Une information judiciaire est ouverte contre Sanofi pour "tromperie aggravée" et "blessures involontaires". On estime qu'en France plus de 14 000 femmes enceintes ont été exposées entre 2007 et 2014. L'Apesac, l'association qui regroupe les victimes, envisage une action de groupe contre Sanofi

Estelle Ervé-Legros invitée de France Bleu Orléans

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