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Santé – Sciences

Dépistage en Côte-d'Or : six millions de Français ont les reins malades et l'ignorent

mercredi 13 mars 2019 à 18:45 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Les maladies rénales sont décrites comme des maladies "silencieuses" car elles sont très difficiles à repérer par le commun des mortels. D'où l'intérêt de se faire dépister pour éviter des conséquences qui peuvent être très graves. Le témoignage de trois Côtes-d'Oriens.

Les maladies rénales, des maladies insidieuses (illustration)
Les maladies rénales, des maladies insidieuses (illustration) © Maxppp - DR

Dijon - France

Le CHU Dijon-Bourgogne - Radio France
Le CHU Dijon-Bourgogne © Radio France - Stéphanie Perenon

La "14e semaine nationale du rein" est relayée ce jeudi au CHU Dijon-Bourgogne. En France 6 millions de personnes ont les reins malades et l'ignorent. Lorsqu'on détecte enfin la maladie c'est souvent à un stade très avancé. Traitement de suppléance, greffe, dialyse... Un dépistage précoce permet une prise en charge appropriée pour ralentir, voire parfois stopper, l’évolution de la maladie. Une maladie qui peut dégénérer dans le pire des cas vers une insuffisance rénale dite « terminale », les reins ne fonctionnant plus du tout.  

"Quand ça vous tombe dessus ce n'est pas évident"

Chantal Desforges est secrétaire de l'association "France Rein Bourgogne". Son fils atteint d'insuffisance rénale depuis ses quatre mois a déjà du subir deux greffes, la dernière, l'an passé à 35 ans. Une maladie qui est venue compliquer la vie de cette famille. "Mon fils a été greffé une première fois à 12 ans, il a été suivi avec notamment un régime sans protéines, c'est toute une hygiène de vie qu'il a fallu revoir. Moi quand je voyais un gamin manger une tranche de jambon ça me rendait malade. Lui avait droit à 10 grammes par jour. Vous imaginez ce que ça fait 10 grammes? Quand ça vous tombe dessus c'est vrai que ce n'est pas évident."

Chantal Desforges

Une vie tout à fait normale malgré tout

Pour autant le garçon de Chantal Desforges a une vie "normale". "Oui, il est chef d'entreprise, il fait énormément de natation, il a fait du judo, une fois greffé vous avez une vie tout à fait normale. Et même avant d'être greffé d'ailleurs. Avant le problème c'est la dialyse trois fois par semaine pendant quatre heures". 

Affiche de l'événement  - Aucun(e)
Affiche de l'événement - DR

Les malades ignorent la plupart du temps qu'ils sont atteints

Pierre Gallimard, un restaurateur Dijonnais de 67 ans, lui aussi souffre d'une insuffisance rénale. Comme souvent concernant ces maladies c'est par hasard alors qu'il avait 20 ans -et n'avait jamais ressenti le moindre symptôme- qu'on a détecté la maladie de Pierre. "Je devais partir aux Etats-Unis, on m'a fait une analyse d'urine parce qu'il y a 50 ans certains vaccins étaient obligatoires. Et c'est comme ça que j'ai appris que je souffrais d'une insuffisance rénale". 

Thomas Nougaillon a rencontré Pierre et Jacqueline Gallimard

Deux ans de dialyse, deux ans à purifier son sang plusieurs fois par semaine

Une maladie qui évolue rapidement, de plus en plus fatigué, des oedèmes plein les jambes, Pierre est finalement envoyé chez un grand néphrologue à Lyon. Ce dernier lui prescrit un drôle de traitement. "Il m'a fait faire des cures et je n'avais plus de hausse de créatinine et d'urée, j'étais stabilisé et chaque année ces cures me faisaient du bien." Malheureusement en 2000, Pierre doit entamer une dialyse, 2 années à purifier, filtrer son sang plusieurs fois par semaine. Et pas facile à vivre pour un restaurateur, Pierre ne peut plus manger quasiment que des pâtes ou du riz. Heureusement en 2002 c'est la délivrance : Pierre est enfin greffé. Jacqueline, son épouse. "Les deux ans de dialyse je ne le souhaite à personne car c'est un vrai enfer. Mais cela s'oublie vite lorsqu'on a la chance de bénéficier d'une greffe." A l'image de Pierre, une personnes sur 10 souffrirait d'une maladie rénale en France. 

Deux rendez-vous en Côte-d'Or

D'où l'importance de ces dépistages anonymes et gratuits organisés notamment à Dijon par l'association France Rein. Pour en bénéficier rendez-vous hall A du CHU Dijon-Bourgogne ce jeudi 14 mars de 10h à 17h. Ou bien à la clinique Bénigne-Joly de Talant ce vendredi de 10h à 17h. Outre le coût humain le coût financier pour l'Assurance-maladie est très important : on l'estimait à plus de 4 milliards d'euros en 2007.  

Les Idées Reçues en compagnie du chef de service néphrologie du CHU Dijon-Bourgogne

Ce jeudi 14 mars 2019 retrouvez nos "Trois idées reçues" en compagnie du professeur Jean-Michel Rebibou, chef du service néphrologie au CHU Dijon-Bourgogne. Vous l'entendrez à 6h12, séance de rattrapage à 7h42 ou bien ci dessus.