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Santé – Sciences

Dépistage du cancer du sein à Reims : l'autopalpation des seins testée sur un buste

vendredi 12 octobre 2018 à 10:36 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation au cancer du sein "Octobre rose", l'Institut de cancérologie Godinot à Reims a permis à des femmes de s'initier à l'autopalpation des seins. Grâce à un buste en caoutchouc. Et pour améliorer encore le dépistage.

Ce chirurgien de l'Institut Godinot a testé le buste pour montrer les bons gestes.
Ce chirurgien de l'Institut Godinot a testé le buste pour montrer les bons gestes. © Radio France - Sophie Constanzer

Reims, France

Toutes les femmes sont concernées, mais encore faut il savoir comment se palper les seins. Dans le cadre d'Octobre Rose, l'Institut de cancérologie Godinot à Reims a proposé jeudi 11 octobre un atelier sur l'autopalpation des seins, grâce à un buste en caoutchouc. Un examen simple, conseillé une fois par mois, pour d'abord apprendre "à bien se connaître" et repérer une éventuelle tumeur. Le cancer du sein reste en effet le cancer le plus fréquent chez la femme : une femme sur 8 a un risque de développer un cancer du sein en France. 

Là maintenant grâce au buste, je sais ce que je dois ressentir -- Sylvie 

D'abord visuel, devant le miroir, l'examen consiste ensuite à palper chaque sein "avec trois doigts" mais aussi le dessous des aisselles et la chaîne ganglionnaire sous les clavicules, pour détecter une grosseur. "Je pensais pas du tout qu'il fallait qu'on monte aussi haut ! Sous les aisselles je savais, mais pas au niveau des clavicules, et puis j'ai compris qu'il fallait aller de haut en bas", raconte Agathe, 28 ans, après quelques minutes passées sur le buste avec les explications d'une infirmière de l'Institut Godinot. 

"Là maintenant, grâce au buste je sais ce que je dois ressentir, donc je vais le faire plus régulièrement... je suis particulièrement sensibilisée parce qu'il y a eu des cancers dans ma famille : ma soeur, ma grand-mère, ma tante", souligne de son côté Sylvie, la cinquantaine, venue elle "se former". 

Le buste du laboratoire Roche permet de tester les bons gestes de l'autopalpation.  - Radio France
Le buste du laboratoire Roche permet de tester les bons gestes de l'autopalpation. © Radio France - Sophie Constanzer

500 femmes atteintes de cancers du sein traitées à l'Institut Godinot chaque année

"La majorité des cancers du sein sont découverts de façon précoce, malheureusement il y a toujours des cancers qui surviennent en dehors du dépistage...", explique le Docteur Ceccato de l'Institut Godinot. Loin de remplacer l'examen annuel chez le gynécologue ou le médecin, ou encore la mammographie obligatoire à partir de 50 ans, l'autopalpation des seins permet d'améliorer le dépistage. "Il y a des cancers qui surviennent avant 50 ans pour le dépistage obligatoire, et avant 40 ans pour le dépistage individuel, et puis parfois entre deux dépistages il peut y avoir un cancer qui survient avec une évolution rapide et donc c'est tout l'intérêt de se palper pour pas passer à côté", souligne le Docteur Ceccato.