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Dépistages du Covid-19 : les files d'attente en Île-de-France liées à un "mauvais maillage territorial"

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Le président du syndicat national des biologistes, François Blanchecotte, estime qu'il y une mauvaise répartition des dépistages au Covid-19. Cela explique, selon lui, que la France n'arrive pas aux 700.000 tests par semaine et que les files d'attente sont plus longues en Île-de-France qu'ailleurs.

La France ne procède actuellement qu'à la moitié des dépistages souhaités par le gouvernement, à la fin du mois d'avril. La France ne procède actuellement qu'à la moitié des dépistages souhaités par le gouvernement, à la fin du mois d'avril.
La France ne procède actuellement qu'à la moitié des dépistages souhaités par le gouvernement, à la fin du mois d'avril. © Maxppp - Enric Fontcuberta

L'objectif affiché par le gouvernement, fin avril, lors de la présentation du déconfinement n'est aujourd'hui pas atteint. Sur les 700.000 tests du coronavirus par semaine espérés , nous n'en sommes qu'à un peu plus de la moitié aujourd'hui, "370.000" très exactement sur tout le territoire, assure sur France Bleu Paris, ce mardi, François Blanchecotte, le président du syndical national des biologistes.

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Emmanuel Macron a pourtant assuré la semaine dernière, que "la capacité" était "là". Alors, la France a-t-elle les moyens de ses ambitions ? "Oui, à condition que soit réparti uniformément sur tout le territoire, estime François Blanchecotte. Là, il y a un mauvais maillage territorial. On avait prévenu, il y a quelques semaines, que si les dépistages étaient concentrés sur des régions, et l’Île-de-France en est l'exemple, ce serait compliqué. Parce que vous avez d'un seul coup plein de patients qui viennent dans les laboratoires. Ça nécessite une organisation, sinon vous avez des files d'attente comme on voit en ce moment."

Des délais de plusieurs jours

Les délais, eux, sont de l'ordre de plusieurs jours pour avoir un rendez-vous, même "si cela diffère selon les structures car les personnels prennent des vacances, puisque pendant quatre mois, ils ont été sur le pont", insiste le président du syndical national des biologistes. "De plus, il y a forcément un temps incompressible quand vous venez dans un laboratoire. Ne serait-ce que pour renseigner le logiciel qui détermine le nombre de cas positifs et de tests que nous faisons en France ainsi que pour le nettoyage de la salle", poursuit-il.

La solution serait, selon lui, de mieux cibler les dépistages. "Davantage sur les personnes symptomatiques par exemple. Le système fonctionne bien avec les cas contact, donc il faut l'utiliser à fond." Et peut-être se porter sur d'autres alternatives de prélèvements comme les tests salivaires, plus rapides et utilisés en Allemagne. "C'est ce qu'on a demandé au ministre mais on attend les autorisations des autorités scientifiques. Pour l'instant, on ne les a pas. Et on travaille aussi avec la Croix-Rouge et les pompiers pour avoir d'autres sites où les prélèvements pourraient être réalisés plus rapidement", conclut François Blanchecotte. 

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