Santé – Sciences

Dépisté rapidement, le cancer colorectal est soigné dans 90% des cas

Par Maxime Bacquié, France Bleu Azur mercredi 29 mars 2017 à 5:30

Jean-Félix Broussard, responsable du service de gastro-entérologie de l'hôpital d'Antibes.
Jean-Félix Broussard, responsable du service de gastro-entérologie de l'hôpital d'Antibes. © Radio France - Maxime Bacquié

Le mois de "Mars Bleu", consacré au cancer colorectal, touche à sa fin. Pendant un mois, une quarantaine de manifestations se sont déroulées dans les Alpes-Maritimes, pour inciter les personnes âgées de plus de 50 ans à se faire dépister gratuitement.

À l'hôpital d'Antibes, on le garantit : ce mois de "Mars Bleu" est un succès. "C'est la première fois qu'on organisait un stand à côté de l'accueil pour parler de ce dépistage, et on a eu beaucoup de monde," raconte Véronique Pierrain, membre de l'Apremas, le centre de dépistage du cancer dans les Alpes-Maritimes.

"Nous voulons faire connaître les facteurs de risques avérés que sont une mauvaise alimentation, le manque d’activités physiques et l’alcool, et lever les freins persistants concernant le dépistage" expliquait au début du mois le professeur Jacqueline Godet, présidente de la Ligue contre le cancer.

Le deuxième cancer le plus meurtrier en France

Chaque année, le cancer colorectal tue 18.600 personnes en France, c'est le deuxième cancer le plus meurtrier après celui des poumons. Et pour cause : s'il n'est pas détecté rapidement, il devient très difficile à soigner.

"C'est un cancer qui se développe très lentement, si on fait le test une fois tous les deux ans, après 50 ans, comme il est conseillé de le faire, on a toutes les chances de le détecter rapidement. Dans ce cas-là, on arrive à le soigner dans 90%. En revanche, si on le découvre à un stade déjà bien avancé, à plus de cinq ans, le taux de guérison chute à 20%," explique Jean-Félix Broussard, responsable du service de gastro-entérologie, à l'hôpital d'Antibes.

Si un Français sur deux faisait le dépistage, le nombre de mort baisserait de 20%

C'est pourquoi il est très important de réaliser le nouveau test mis en place en 2015, plus simple et plus efficace que l'ancien. Sauf que seulement 30% des Français (28% dans les Alpes-Maritimes) qui reçoivent le courrier pour se faire dépister font la démarche. Les professionnels de santé estiment que le nombre de mort baisserait de 20% si un Français sur deux participait au dépistage après 50 ans.