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Santé – Sciences

Dépression chez les jeunes : une expérimentation en Côte-d'Or pour favoriser la psychothérapie aux médicaments

mercredi 16 mai 2018 à 17:31 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

En Côte-d'Or une expérimentation est en cours et concerne les adolescents et pré-ados souffrant de troubles dépressifs. Médecins, pédiatres, infirmières scolaires sont encouragés, en accord avec les parents, à favoriser les psychothérapies aux prises en charge médicamenteuses.

Le suicide est la deuxième cause de mortalité des ados selon l'OMS
Le suicide est la deuxième cause de mortalité des ados selon l'OMS © Getty - Jamie Grill

21000 Dijon, France

L'adolescence est une période de transition, parfois de fragilité. Face aux manifestations dépressives des 11-18 ans, médecins généralistes ou pédiatres sont trop souvent amenés à prescrire un traitement médicamenteux remboursé par l'Assurance maladie plutôt qu'une psychothérapie. Ces dernières s'avèrent souvent plus efficace selon la Haute Autorité de Santé mais restent à la charge des parents du patient. 

Depuis 2016 et pour trois ans, une expérience est conduite en Côte-d'Or. Près d'une centaine de psychothérapies ont d'ores et déjà été réalisées. Des séances financées par une association de médecins baptisée CODA3 (Côte-d’Or, dépression, adolescence).   

Le docteur Emmanuel Debost - Radio France
Le docteur Emmanuel Debost © Radio France - Thomas Nougaillon

"Des retours très positifs"

Emmanuel Debost est médecin généraliste. Il en est convaincu, la plupart du temps, les psychothérapies fonctionnent bien mieux que les médicaments. Il est d'ailleurs devenu trésorier de CODA3 et milite pour faire connaître ce dispositif. "J'ai envoyé trois jeunes chez des psychothérapeutes, pour l'instant j'ai eu deux retours. Des retours très positifs puisqu'il y a eu une amélioration des signes des troubles dépressifs chez ces ados. Les médicaments n'étaient pas la bonne réponse. Et c'est ce qui a motivé mon engagement dans cette expérimentation."   

Emmanuel Debost

Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l'ARS en BFC, aux côtés du docteur Debost - Radio France
Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l'ARS en BFC, aux côtés du docteur Debost © Radio France - Thomas Nougaillon

Une expérience bientôt étendue ?

Ce dispositif est soutenu à hauteur de 40 000 euros par an par l’ARS Bourgogne-Franche-Comté. Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l'ARS-BFC. "Aujourd'hui il y a consensus autour de la prise en charge par une thérapie de la parole. Thérapie qui doit être préférée en première intention à tout autre forme de prise en charge, notamment médicamenteuse" explique Olivier Obrecht. "Au bout de trois ans, il faudra tirer les enseignements, c'est le principe même d'une expérimentation. Et on espère que l'on aura observé ce que l'on attend c'est à dire de moindres prescriptions et des adolescents maintenus dans leur "milieu naturel" sans difficultés. Ensuite cette expérience sera peut-être développée au niveau national."   

Olivier Obrecht

Plutôt des séances chez un psy que des médicaments pour nos jeunes - Radio France
Plutôt des séances chez un psy que des médicaments pour nos jeunes © Radio France - Thomas Nougaillon

Cette expérimentation est également lancée en Ile-de-France et en Pays-de-Loire. Dans les trois régions ce sont au total 2 000 jeunes de 11 à 21 ans qui bénéficient de forfaits gratuits pour 5 à 10 consultations auprès de psychologues selon la gravité de l'affection. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les ados. En France, ils sont 700 à mettre fin à leurs jours chaque année.

Ce jeudi 17 mai 2018 le docteur Emmanuel Debost répond à nos "Trois idées reçues" sur la dépression chez les adolescents. Vous pouvez les écouter sur l'antenne de France Bleu Bourgogne au 98.3 ou au 103.7 à 7h12 et 8h42.