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Santé – Sciences

Des députés envisagent de taxer les aliments trop salés

mercredi 29 août 2018 à 21:30 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Après les boissons trop sucrées, des députés réfléchissent à taxer les produits industriels trop salés révèle le Figaro ce mercredi. Un rapport parlementaire est attendu pour la fin du mois de septembre.

Collecte de sel à Aigues-Mortes (Gard) le 22 août 2018.
Collecte de sel à Aigues-Mortes (Gard) le 22 août 2018. © AFP - PASCAL GUYOT

Entre neuf et 12 grammes par jour. C'est la quantité moyenne de sel que consomment les Français, soit le double des cinq grammes recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour inciter les industriels à alléger leurs recettes et préserver la santé des consommateurs, des députés envisagent de taxer les produits trop salés sur le modèle de la "taxe soda" visant les boissons sucrées révèle Le Figaro (payant) ce mercredi.

La vingtaine de députés de la Commission d'enquête sur l'alimentation industrielle, créée en mars, doit rendre son rapport fin septembre. Cette taxe ne concernerait que les industriels "qui ne seraient pas vertueux" a précisé la députée (LREM) Michèle Crouzet, rapporteure  de la commission, à Reuters. 

Les maladies cardio-vasculaires, deuxième cause de mortalité en France

"Dans une grande majorité des cas, on peut très bien baisser la concentration en sel sans que cela gêne au niveau du goût ou de la conservation", a-t-elle ajouté. "L'objectif est de protéger les consommateurs, qui doivent avoir accès à une alimentation de qualité quels que soient leurs moyens."

Hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, accident vasculaire cérébral ou infarctus : manger trop salé peut avoir de graves conséquences sur la santé. Les Etats membres de l'OMS se sont d'ailleurs fixés pour objectif de réduire de 30% la consommation de sel de la population mondiale d’ici 2025. L'organisation estime que cela pourrait éviter 2,5 millions de décès dans le monde.

En France, les maladies cardio-vasculaires, notamment liées à une  mauvaise alimentation, représentent la deuxième cause de mortalité et coûtent entre 12 et 15 milliards d'euros chaque année à la Sécurité sociale.

Selon Loïc Prud'homme, député (La France insoumise) et président de la commission d'enquête sur l'alimentation industrielle interrogé par Reuters, la création d'une nouvelle taxe qui frapperait les industriels au portefeuille n'est pas arrêtée. Les parlementaires réfléchissent à d'autres pistes comme s'attaquer à la publicité sur les aliments destinés aux enfants, "cibles faciles des industriels d'autant qu'ils sont  prescripteurs dans les foyers" et aux additifs alimentaires  "dont on ne peut pas mesurer l'effet cocktail" sur la santé.