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Dossier : Coronavirus Covid-19

Des "drives" pour dépister le coronavirus sur les parkings des laboratoires

Pour éviter les contacts avec les autres patients, les laboratoires Oriade-Noviale installés en Isère, Savoie et Haute-Savoie ont mis en place un système de "drive" à l'image des hypermarchés ou des fast-food. Le dépistage se fait directement sur le parking, sans descendre de son véhicule.

Les laboratoires de biologie médicale mobilisés pour le dépistage du covid-19 (Photo d'ilustration)
Les laboratoires de biologie médicale mobilisés pour le dépistage du covid-19 (Photo d'ilustration) © Radio France - Florence Gotschaux

La lutte contre le coronavirus passe aussi par le "dépistage" de la maladie chez les personnes qui présentent des symptômes. Le gouvernement promet d'ailleurs une montée en puissance du nombre de tests quotidiens. On en pratique environ 15.000 chaque jour actuellement. L'objectif est de passer à 50.000 fin avril. Au centre du dispositif, il y a les laboratoires d'analyses médicales implantés partout sur le territoire. Olivier Vidon le président du groupe Oriade-Noviale qui possède 52 laboratoires en Isère, Savoie et Haute-Savoie, est l'invité de France Bleu.

Ecoutez Olivier Vidon le président des laboratoires Oriade Noviale

Où et comment sont mis en place ces "drives" de dépistage ? 

Il y en a cinq en Isère, à L'Isle d'Abeau, Saint-Ismier, Voiron, Vizille et Saint-Marcellin, mais aussi un à Bourg-Saint-Maurice et un autre à Annemasse (Haute-Savoie). Il s'agit d'un prélèvement qui se fait sur le parking, sur rendez-vous, sur prescription médicale. On a organisé des filières spécifiques, avec des créneaux horaires spécifiques. Le but c'est que nous n'ayons pas de patients suspectés d'avoir le coronavirus qui croisent nos autres patients. C'est une question de sécurité, c’est aussi pour assurer la sécurité de nos personnels. 

Qui peut y prétendre ? Comment ça se présente ? 

Les "indications" (NDLR : les catégories de personnes qui peuvent être dépistées dans les labos en ville) sont en effet très restreintes. Il s'agit des personnels de santé symptomatiques et des femmes enceintes qui présentent des symptômes. L'examen est un prélèvement endo-nasal, assez profond au niveau du nez, c'est un geste assez particulier qui doit être bien fait pour être concluant. 

Le gouvernement évoque aussi du dépistage par prise de sang, qu'en est-il selon vous ? 

Ce qu'il faut bien comprendre c'est que pour l'instant, avec les prélèvement nasaux, ce qu'on recherche c’est le virus lui-même. L'ARN du virus, son "ADN" en quelque sorte. La sérologie, c'est une autre approche, utilisée d'ailleurs dans de nombreuses maladies infectieuses. On va rechercher dans le sang les traces de la réponse immunitaire du patient, c'est à dire, les anticorps qui ont été développés et qui sont des marqueurs, des preuves, même une fois guéri, que le patient a été contaminé. C'est une technique qui est prometteuse pour le coronavirus, mais je pense que la prudence est encore de mise. Pour l'instant on a peu de fabricants qui proposent ces tests, on a peu de recul. Donc chez Oriade-Noviale, on ne l'a pas encore installée dans nos laboratoires. On y travaille, on devrait pouvoir le proposer d'ici la fin avril ou début mai, mais on préférait attendre d'avoir un peu plus recul, de retour sur les techniques.

Pour l'instant vous pratiquez donc uniquement les tests endo-nasaux. Vous annoncez d'ailleurs l'acquisition d'une nouvelle machine, qu'est ce qu'elle va changer ?  

Oui nous l'avons reçue il y a quelques jours dans notre laboratoire de Saint-Martin-d'Hères. Cette machine va nous permettre de réaliser des tests PCR (endo-nasaux) en nombre beaucoup plus important. Il faut bien comprendre que la PCR n'est pas une technique qui est facile à automatiser à la différence de la sérologie. La sérologie, et c'est pour ça que c'est prometteur pour le covid-19, ça permet de faire beaucoup de tests et donc de faire des dépistages massifs. C'est beaucoup plus difficile avec la PCR. Donc là on s'est équipé de cet automate très puissant qui nous permet de répondre à la demande qui ne cesse de grandir. Pour vous donner une idée, avant l'arrivée de cet automate, on pouvait réaliser 70 tests par jour. Aujourd'hui avec ce nouvel outil on en réalise 350. Si on est assez fourni en produits réactifs, on devrait pouvoir passer à 1500 tests par jour très rapidement.

Avez-vous l'impression d'être au cœur de la riposte du pays face à l'épidémie ? 

Forcément, la biologie médicale c'est quelque chose de très important. Nous avons aussi notre maillage territorial, notre présence dans de nombreuses communes avec notre cinquantaine de laboratoires. Nous on a tout fait pour être à la hauteur de l'enjeu. Nous sommes en lien avec l'ARS, nos sept sites de dépistages du Covid-19 par exemple ont été sélectionnés par l'ARS qui nous a donné une autorisation spécifique. Pour l'instant les indications (c'est-à-dire les catégories de personnes que nous avons le droit de dépister) sont assez limitées, mais les choses sont amenées à évoluer puisqu'il y a une volonté gouvernementale de développer les dépistages dans les Ehpad. 

Vous avez aussi un message à faire passer aux malades d'autres pathologies ?

Oui, notamment aux personnes qui souffrent de diabète, ou d’autres maladies qui nécessitent des examens réguliers. C'est important que les patients sachent qu'ils peuvent venir en tout sécurité faire leur suivi en laboratoire. C'est un vrai enjeu de santé publique. On se rend compte qu'il y a des malades qui ne viennent plus faire leurs analyses, qui arrêtent leurs traitements. C'est très dangereux. Nous les accueillons en toute sécurité et nous pourrons même leur offrir un masque.

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