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Des études et des tests cliniques sur le Covid-19 sont menés à l'hôpital d'Orléans

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Par , France Bleu Orléans

Le service des maladies infectieuses du CHR d'Orléans est engagé dans plusieurs études sur le Covid-19, comme il l'avait été au plus fort de l'épidémie de sida. La principale étude menée en ce moment vise à mesurer les anticorps et donc l'immunité. L'équipe teste aussi un médicament prometteur.

Le Centre Hospitalier Régional d'Orléans
Le Centre Hospitalier Régional d'Orléans © Radio France - Anne Oger

L'étude "AB Covid" menée actuellement par le service des maladies infectieuses de l'hôpital d'Orléans commence à donner des résultats encourageants sur l'immunité des malades qui ont été touchés depuis près d'un an par le Covid-19. Sous la supervision de l'Institut Pasteur, l'équipe médicale suit 184 anciens patients, dont les premiers ont été malades au printemps 2020. Ils viennent tous les trois mois pour une prise de sang qui vise à mesurer le taux d'anticorps contre le Covid-19 dans leur organisme. 

Selon le Dr Thierry Prazuck, le chef du service des maladies infectieuses, "on commence à avoir un recul intéressant, on vient d'envoyer les résultats à neuf mois. Et le taux d'anticorps reste élevé, ce qui nous en apprend beaucoup en matière d'immunité". C'était l'objectif, à l'époque où cette étude a été lancée, car le vaccin était encore à un horizon très lointain, en mars 2020. Les premiers éléments viennent d'être transmis à la prestigieuse revue scientifique Nature Medical, qui doit maintenant les valider pour une éventuelle publication. 

Un taux d'anticorps très élevés chez les vaccinés ayant déjà eu le Covid

Depuis l'arrivée des vaccins, "AB Covid" intègre d'autres groupes d'étude, et là c'est parmi les soignants de l'équipe du Dr Prazuck. "Il y a des vaccinés, comme moi, qui ai reçu mes deux doses. Des soignants qui ont eu le Covid et qui se sont fait vacciner. D'autres qui se sont fait vacciner et qui ont développé la maladie dans les 21 jours suivants". Là encore on prélève, et on regarde le nombre d'anticorps dans l'organisme. "Chez ceux qui ont eu le Covid et qui se sont fait vacciner, les anticorps atteignent des sommets. Chez moi c'est moins, mais c'est largement suffisant pour être protégé contre une forme grave de la maladie"

Le Dr Thierry Prazuck dans les studios de France Bleu Orléans
Le Dr Thierry Prazuck dans les studios de France Bleu Orléans © Radio France - Anne Oger

La bonne nouvelle, c'est que ces anticorps développés suite aux vaccins ou suite à la forme classique du virus, semblent efficaces contre certains variants : "pour le variant anglais, les résultats sont bons" avance Thierry Prazuck. "Il y a des incertitudes pour le variant sud-africain, le vaccin Pfizer notamment semble un peu moins protecteur". Quant au variant brésilien, on manque encore de cas pour les intégrer de manière probante à cette étude. 

Des anticorps présents dans l'organisme, donc, dans les deux cas, maladie passée ou vaccination. Qui protègent contre une forme grave de la maladie. Ca c'est ce que montrent les analyses du sang. En revanche, l'équipe des soignants fait aussi régulièrement des tests naso-pharyngés, pour mesurer leur présence au niveau de la barrière nasal. Et là les anticorps sont peu nombreux. Un indicateur, cette fois, de notre capacité à faire circuler le virus, même vacciné, et donc de recontaminer éventuellement notre entourage. 

Un traitement très prometteur, le XAV 19, testé à Orléans

Les médecins du service des maladies infectieuses du CHR d'Orléans s'intéressent aussi de près à plusieurs traitements, qui viennent d'apparaître et dont certains laissent entrevoir de réels espoirs, face aux formes graves du Covid-19. Là, l'hôpital d'Orléans est engagé dans des tests cliniques. Notamment sur un traitement, XAV 19, mis au point par la start up nantaise, Xenothera

Il s'agit d'injecter aux malades dont les voies respiratoires sont atteintes, des anticorps polyclonaux, c'est-à-dire des anticorps complexes, "comme des bombes qui s'attaquent au virus sur plusieurs fronts, et qui le détruisent" précise le Dr Thierry Prazuck. Le traitement s'adresse à des malades déjà hospitalisés, dans le but d'éviter un placement en réanimation. A Orléans neuf malades participent à ce test dans le service, sur une centaine de patients déjà intégrés dans le programme.

Le CHRO veut mobiliser les médecins pour tester un autre médicament

Un autre médicament est testé en ce moment, le bamlanivimab, pour lequel l'Agence française du médicament a délivré une autorisation d'utilisation temporaire. C'est le traitement qui avait été administré à Donald Trump quand il avait eu le Covid-19. Lui est basé sur des anticorps monoclonaux, il est administré sous forme de perfusion, et il vise à éviter une aggravation aux personnes considérées comme très à risque.

Le CHRO cherche d'ailleurs des patients, pour tester le bamlanivimab , car le public cible est un peu difficile à trouver, il faut être positif, avoir des symptômes depuis moins de cinq jours, et avoir soit plus de 80 ans, soit de 70 à 80 ans avec des comorbidités, ou moins de 70 ans et être sous traitement immuno-dépresseur. Le CHRO veut mobiliser les médecins traitants pour lui adresser ce genre de patients. 

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