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Dossier : Coronavirus Covid-19

Des laboratoires vétérinaires publics candidats pour dépister le coronavirus en Auvergne-Rhône-Alpes

Le gouvernement élargit l'autorisation de dépister le coronavirus aux laboratoires départementaux, des laboratoires publics qui gèrent d'ordinaire des analyses environnementales et vétérinaires. Dans la région, la plupart ont contacté l'Agence Régionale de Santé pour aider.

Echantillons prélèvements sanguins (image d'illustration)
Echantillons prélèvements sanguins (image d'illustration) © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Davantage de laboratoires vont pouvoir désormais analyser des tests coronavirus. Un décret paru ce lundi au Journal Officiel autorise notamment les laboratoires départementaux à gérer des échantillons. Ces laboratoires publics, financés par les Départements, analysent en temps normal la qualité de l'eau, des sols, des aliments, et ont aussi un volet vétérinaire. Ils travaillent avec les éleveurs par exemple pour prévenir ou identifier des maladies sur les troupeaux. Ils sont donc habitués à traiter des échantillons en nombre. Le laboratoire de la Drôme (qui couvre aussi l'Ardèche), de l'Isère, et le groupe Terana qui rassemble les laboratoires du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Loire et de la Haute-Loire, ont candidaté auprès de l'Agence Régionale de Santé pour participer au dépistage du coronavirus.

Quels types de tests pourront-ils analyser ?

Cela dépend de leurs habilitations. Dans le Cantal et le Puy-de-Dôme par exemple, les laboratoires départementaux ont les normes de sécurité suffisantes pour traiter les tests dit PCR, ces écouvillons qu'on insère dans le nez pour les prélèvements. Ils permettent de dire à l'instant T si vous avez le coronavirus. 

Mais dans la Drôme, la Loire, la Haute-Loire, les laboratoires départementaux n'ont pas l'équipement nécessaire pour. Eux pourront gérer des tests sanguins, ceux qui permettent de dire a posteriori si vous avez eu le coronavirus et donc si vous êtes immunisés. Dans tous les cas, les agents des laboratoires ne feront que l'analyse technique de l'échantillon : ils ne feront pas les prélèvements et ce sera à un médecin ou un pharmacien d'interpréter les résultats. Les laboratoires sont sous-traitants en somme.

Combien de tests pourraient gérer ces laboratoires départementaux ?

Aucun chiffre précis pour l'instant. Les protocoles sont encore en cours de calage. Mais dans la Drôme, avec trois agents consacrés au coronavirus, le laboratoire pourrait traiter jusqu'à 300 prélèvements sanguins par jour. Dans le Cantal et le Puy de Dôme, on parle de 500 à 1000 analyses par jour. Tout dépendra également du nombre de prélèvements que les hôpitaux, les médecins, les laboratoires en biologie médicale seront en capacité de leur fournir.

Des discussions sont en cours avec l'Agence Régionale de Santé pour mettre en place des protocoles précis. Il faudra ensuite que les laboratoires retenus commandent les réactifs adéquats pour détecter le coronavirus ou ses anticorps dans les échantillons, et ils pourront alors effectivement se lancer. Dans la Drôme, le laboratoire espère être opérationnel dans une dizaine de jours. Aujourd'hui, sans compter donc encore ces nouveaux laboratoires, 37 sites en Auvergne-Rhône-Alpes font des prélèvements et des analyses sur le coronavirus. Au début de la crise, il y a un mois et demi, il n'y avait que le Centre National de Référence Grippe à Lyon.

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