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Des masques qui passent au lave-vaisselle et réutilisables à l'infini produits en Normandie

Dedienne Multiplasturgy Group, à Saint-Aubin-sur-Gaillon dans l'Eure, a mis au point une gamme de masques de protection contre le Covid-19. Réutilisables et recyclables, il suffit de les passer au lave-vaisselle ou de les ébouillanter pour les nettoyer. Une façon aussi de réduire ses déchets.

Nicolas Jacquemin, directeur général, porte le modèle Rainbow et Corinne Le Rolland, responsable marketing, un masque R personnalisé
Nicolas Jacquemin, directeur général, porte le modèle Rainbow et Corinne Le Rolland, responsable marketing, un masque R personnalisé © Radio France - Laurent Philippot

Avec 30% de son chiffre d'affaires liés au secteur aéronautique, 40% à l'automobile, Pierre-Jean Leduc, le président de Dedienne Multiplasturgy Group se retrouve "avec des usines quasiment à l'arrêt" au début de la pandémie. C'est donc l'instinct de survie qui l'incite à mettre sur le marché la gamme Protectiv, des produits sanitaires pour lutter contre le Covid."On a profité de cet arrêt non volontaire de nos activités pour se dire qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ?" explique le chef d'entreprise à la tête d'un groupe qui emploie 700 personnes en France, en Roumanie et aux États-Unis. Et la diversification commence par la production de visières pour les hôpitaux de Paris et de Normandie pour équiper le personnel. 

Dedienne Multiplasturgy Group continue à produire des visières sur son site dans l'Eure
Dedienne Multiplasturgy Group continue à produire des visières sur son site dans l'Eure © Radio France - Laurent Philippot

Mais, très vite, dès le début de la crise, Pierre-Jean Leduc fait un constat :

Des masques, il n'y en avait pas, c'était la guerre des masques et les masques qui existaient, bleus, chirurgicaux ou canard, c'était des masques jetables, c'est une hérésie - Pierre-Jean Leduc

Pierre-Jean Leduc, devant "l'arbre à masques" installé dans le hall du siège social de Dedienne Multiplasturgy Group à Saint-Aubin-sur-Gaillon
Pierre-Jean Leduc, devant "l'arbre à masques" installé dans le hall du siège social de Dedienne Multiplasturgy Group à Saint-Aubin-sur-Gaillon © Radio France - Laurent Philippot

Limiter au maximum les déchets

Le plastique, c'est le rayon de Dedienne, "mais le plastique durable" insiste Pierre-Jean-Leduc. Ses masques sont biosourcés, 100% recyclables et réutilisables à l'infini, "on a juste à changer le filtre, soit on le lave, soit on le jette" détaille le patron. En réutilisant les filtres, "on arrive à polluer plus de trois cents fois moins qu'un masque jetable" s'enthousiasme-t-il. 

On est passé d'une entreprise de sous-traitance à une activité avec des produits propres

Il existe désormais trois types de masques, les deux premiers ont été conçus en fabrication additive avec une imprimante 3D et le dernier modèle, Rainbow, par injection avec un moule créé pour l'occasion, "des investissements conséquents, on a mis beaucoup d'argent sur la table pour les concevoir" concède Pierre-Jean Leduc. Déjà la réflexion est engagée pour la production d'un quatrième, voire d'un cinquième modèle de masque. Des masques qui peuvent être produits en très petites séries, "on peut aller jusqu'à la personnalisation de certains masques pour ceux qui veulent avoir le nom de leur société" souligne Nicolas Jacquemin, le directeur général. En ligne de mire aussi de la société normande, le secteur de la santé, "où on utilise des millions, voire des milliards de masque jetables" avance le PDG. 

L'imprimante 3D pour la fabrication addditive des masques, un monstre de 750 kilos
L'imprimante 3D pour la fabrication addditive des masques, un monstre de 750 kilos © Radio France - Laurent Philippot

Au coeur de l'atelier de fabrication additive - reportage de Laurent Philippot

Avec une brosse, les salariés récupèrent la poudre en excès sur les masques sortis en pile de l'imprimante. Elle servira à la production d'autres masques.
Avec une brosse, les salariés récupèrent la poudre en excès sur les masques sortis en pile de l'imprimante. Elle servira à la production d'autres masques. © Radio France - Laurent Philippot

Un masque qui se lave... au lave-vaisselle 

On le sait, la machine à laver le linge pour laver les masques en tissu, ce n'est pas toujours idéal. Il faut attendre d'avoir suffisamment de linge à laver pour ne pas faire tourner une machine à 60 degrés pour trois masques

"Notre masque est assez facilement nettoyable. Vous le mettez dans votre lave-vaisselle programme 60, soit vous le stérilisez directement dans l'eau bouillante - Pierre-Jean Leduc

Une stérilisation à l'eau rendue possible par le fait que "nous utilisons des matériaux qui sont des techno-polymères, des matériaux plastique très techniques" précise Pierre-Jean Leduc. Une autre méthode est également envisageable, la stérilisation par autoclave, notamment dans les hôpitaux car "ces matériaux résistent à plus de 130 degrés". Les filtres, fournis avec les masques, réutilisables dix fois, peuvent être nettoyés de la même façon ou au four, trente minutes à 60 degrés

Hermine prépare les commandes qui sont expédiées le jour même
Hermine prépare les commandes qui sont expédiées le jour même © Radio France - Laurent Philippot

Les masques sont vendus à partir de 24 euros sur le site internet de la marque. Ils sont également disponibles sur la plateforme "Protégez-vous normand". 

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