Santé – Sciences

Des nanoparticules probablement nocives dans les sucreries

Par Géraldine Houdayer, France Bleu vendredi 28 octobre 2016 à 8:11

Les bonbons sont soupçonnés de renfermer du dioxyde de titane, un cancérigène probable.
Les bonbons sont soupçonnés de renfermer du dioxyde de titane, un cancérigène probable. © Maxppp - Jean-François Frey

Une enquête de l'association Agir pour l'environnement révèle la présence de nanoparticules dans une centaine de sucreries destinées aux enfants. Un composant potentiellement cancérigène est montré du doigt.

Pour ce weekend d'Halloween, les enfants vont sans doute dévorer les bonbons, chewings-gums et autres chocolats par paquets entiers. Mais d'après une enquête de l'association Agir pour l'environnement révélée par Le Parisien ce jeudi 27 octobre, des nano particules potentiellement toxiques seraient présentes dans la composition de plus d'une centaines de petites douceurs destinées aux enfants.

Un colorant probablement cancérigène en cause

En cause, la présence d'un colorant, le E171, un additif alimentaire conçu à base de dioxyde de titane, classé cancérigène "probable". Sa présence sous forme nanométrique inquiète encore plus l'association, car à cette taille, le dioxyde de titane peut franchir les barrières de l’intestin, du cerveau ou encore des reins. A l'heure actuelle, les nanoparticules ne sont pourtant interdites ni par la réglementation française, ni par la réglementation européenne

Des nanoparticules pas toujours sur la liste des ingrédients

Estimant que ces « substances dangereuses envahissent notre alimentation à notre insu », l'association s'inquiète du fait que ces nanoparticules ne soient pas indiquées systématiquement dans la liste des ingrédients et exige qu'aucune nanoparticule ne soit désormais autorisée dans les produits alimentaires destinés aux enfants. L'association nationale des industries alimentaires (Ania) rappelle, de son côté, que la présence de nanoparticules « n'est pas interdite par les réglementations française et européenne ».

Les pouvoirs publics vont mener une enquête

Pour en avoir le cœur net, les ministères de la Santé et de l'Environnement ont demandé à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) de mener sa propre enquête. Une expertise vient d'être lancée afin « d'évaluer les risques d'exposition aux nanomatériaux via la consommation de denrées alimentaires ».

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