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Santé – Sciences

Des perruques mieux remboursées : une "formidable avancée", pas un "luxe" face au cancer

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Par , France Bleu Mayenne

La Sécurité sociale va mieux rembourser les prothèses capillaires jusqu’à 700 €. Chaque année, 45 000 femmes et 5 000 hommes ont besoin d’en acheter une.

Les accessoires, couvres-chef, sont également remboursés à hauteur de 20 euros.
Les accessoires, couvres-chef, sont également remboursés à hauteur de 20 euros. © Radio France - Stéphane Garcia

Laval, France

Enfin. À partir de ce mardi, les perruques destinées aux femmes atteintes de cancer seront mieux voire intégralement remboursées par la Sécu. Jusqu'alors, les prix pouvaient être parfois exorbitants, bien au-dessus du forfait de 125 euros pris en charge par l’Assurance maladie.

"Une formidable avancée"

Désormais, Les perruques en fibres synthétiques, dites de classe 1, sont remboursées à hauteur de 350 euros, montant qui sera aussi le prix plafond de ces articles. De quoi permettre une offre "sans reste à charge" et de "qualité" pour le ministère de la Santé. “C’est une formidable avancée”, estime pour sa part la Ligue contre le Cancer. “Ces avancées vont bien au-delà de l’engagement du dernier plan cancer de doubler les remboursements”, se félicite Hervé Lepert, président de l’association Foulées Octobre Rose en Mayenne. 

Chaque année, environ 50.000 patients recourent à des prothèses capillaires : des femmes dans plus de neuf cas sur dix. Pas une "simple coquetterie" raconte Hélène. Cette femme de 47 ans est mariée, mère de 3 garçons. Elle a dû porter une perruque pendant six mois durant son traitement. “Le cancer, c’est une série de pertes de la féminité dont celle des cheveux est la plus visible. Essayer de garder le visage qu’on avait avant, cela vous tire vers le haut”, explique-t-elle. “Grâce à ma prothèses, des personnes n’ont jamais remarqué que j’avais perdu mes cheveux. Cela vous permet de rester dans la normalité, de _sortir du ‘coin des malades’_.

"Inégalité face à la maladie"

Seul hic : pour les prothèses de classe 2 (qui contiennent 30% de cheveux naturels), le remboursement atteindra lui 250 euros pour des tarifs plafonnés à 700. Une “incompréhension” pour le docteur Bernadette Perrot, présidente de la Ligue contre le Cancer en Mayenne. “C’est d’une certaine manière une inégalité face à la maladie, parce que d’une certaine manière lorsque vous choisissez une paire de lunettes, vous avez le même taux de remboursement, que vous la preniez chez un grand couturier ou chez un autre vendeur [...] Je pense que le Conseil Constitutionnel devrait se pencher sur ce cas.“

Les perruques qui dépassent 700 euros ne seront plus du tout remboursées, celles dont les prix vont de 800 à 2.000 euros. Une "erreur" selon Hervé Lepert. “Je pense aux jeunes filles malades, entre 20 et 30 ans, qui souhaitent garder malgré tout des cheveux longs”. Avec une perruque synthétique ce n’est pas possible. “Sans parler de la possibilité de faire une couleur, un brushing , des boucles”, précise Inès Messager, gérante de l’institut Norgil à Laval, qui reconnaît tout de même que la mesure initiale va permettre de démocratiser les prothèses capillaires à un nombre plus important de foyers, et notamment à ceux en difficulté.

Les accessoires remboursés

Face à la critique, le ministère de la Santé assure que grâce à cette mesure plus de 95 % des perruques seront prises en charge. Comme les accessoires : couvre chef, foulard, bonnet, casquette, etc, également remboursés, à hauteur de 20 euros. Et ce, à partir du moment où un certificat médical sera réalisé par le médecin.