Santé – Sciences

Nord-Franche-Comté: les projets de cliniques privées dérangent le directeur de l'hôpital

Par Isabelle Rolland et Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard lundi 19 septembre 2016 à 18:45

Le bras de fer continue entre l'hôpital et les cliniques privées du Nord Franche-Comté
Le bras de fer continue entre l'hôpital et les cliniques privées du Nord Franche-Comté © Maxppp - Michel Clementz

Un nouvel épisode dans le bras de fer que se livrent l'hôpital Nord-Franche-Comté et les cliniques privées qui comptent s'implanter dans le secteur dans les prochaines années. Le directeur de l'H.N.F.C compte déposer des recours. Pour lui, il n'y a pas de place pour tous ces établissements.

Le dossier des cliniques dans le Nord Franche-Comté est loin d'être terminé. Le directeur de l'hôpital N.F.C compte déposer des recours pour contester les autorisations d'implantation de deux cliniques privées. Ces autorisations ont pourtant été délivrées par l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté.

Pierre Roche estimerait qu'il n'y a pas assez de place dans l'Aire urbaine pour un hôpital public et deux cliniques privées (à la Jonxion et à Montbéliard).

L'incompréhension des élus 

Ces recours ont provoqué la colère des élus. Dans le Pays de Montbéliard, c'est l'incompréhension. Frédéric Barbier, le député socialiste réclame un conseil de surveillance extraordinaire en présence des parlementaires du Nord-Franche-Comté. "C'est un coup de poignard contre ce projet que nous avons porté, toute sensibilité politique confondue. Le conseil doit donner son avis. Le seul directeur ne peut pas décidé à lui tout seul de l'avenir de l'offre de santé dans notre territoire".

Rebondissement dans le dossier des cliniques privées et de l'hôpital public dans le Nord-Franche-Comté

Damien Meslot, maire Les Républicains de Belfort, lui aussi désapprouve ces recours, pris sans concertation.  Deux recours qui auront au moins un impact: retarder les projets de clinique privée à la Jonxion et au Pied des Gouttes, à Montbéliard.

Le directeur de l'Hôpital Nord-Franche-Comté n'a pas souhaité réagir.

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